mardi 25 octobre 2011

Facebook, l’ultimatum allemand contre la reconnaissance faciale

La ville de Hambourg accélère la cadence et décrète un ultimatum dans le contentieux qui l’oppose à Facebook, accusé d’enfreindre les lois européennes avec son outil de reconnaissance faciale.

Ultime sommation dans le contentieux qui oppose Facebook à la ville allemande de Hambourg, qui considère que les fonctionnalités de reconnaissance faciale activées par défaut sur le réseau social vont à l’encontre du droit européen. Le site communautaire a jusqu’au 7 novembre pour entreprendre les modifications jugées nécessaires.

Les autorités locales allemandes remettent le couvert dans cette affaire jusque lors au point mort et imposent au prévenu un ultimatum qui pourrait sceller un sort en suspens depuis deux mois.
A l’origine, la justice outre-Rhin avait initié une procédure à l’encontre de Facebook, le priant de procéder à la désactivation de cet outil d’association des visages avec des membres du réseau, pratique prétendument incompatible avec la législation en vigueur.

Motif : le caractère illicite d’une collecte de données effectuée sans consentement de la part des intéressés. Ces derniers peuvent alors apparaître à leur insu sur des photographies, aux antipodes de cette confidentialité pourtant prônée par Mark Zuckerberg.

Mais à l’ouest, rien de nouveau depuis ces échauffourées initiales. Hambourg accélère les démarches et invoque la souveraineté des réglementations européennes pour rafraîchir la mémoire de Facebook et le mettre devant le fait accompli.

Là n’est pas le seul litige auquel est confronté le réseau social aux 800 millions d’utilisateurs, qui s’est mis à dos, toujours en territoire allemand, le Land du Schleswig-Holstein, « pour un simple bouton J’aime ».
Cet encart au pouce levé, traduit en des centaines de langues et répandu comme de la vermine sur le Web, permettrait en effet à son géniteur de se constituer une base de données conséquente des internautes passés par les pages qui en implémentent.

C’est cette collecte d’adresses IP, et leur rétention consécutive 90 jours durant, que les pouvoirs allemands incriminent. Sollicité sur deux fronts en simultané, comment Facebook va-t-il réagir ?

Source : IT Expresso (24 octobre 2011)



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