Translate

dimanche 29 mars 2026

DEVOIR SUR TABLE – MANAGEMENT – SÉRIE BAC STMG : Thème 2 : Le management stratégique, du diagnostic à la fixation des objectifs Question 2.2. : Comment élaborer le diagnostic stratégique ? Chapitre 8 : Comment élaborer un diagnostic stratégique interne ?

 Thème 2 : Le management stratégique, du diagnostic à la fixation des objectifs

 

Question 2.2. : Comment élaborer le diagnostic stratégique ?

Chapitre 8 : Comment élaborer un diagnostic stratégique interne ?

Cours de management, sciences de gestion et numérique (SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com; www.SuperProfesseur.xyz , www.SuperProfesseur.fr et l’application mobile de Super Professeur : mobile.superprofesseur.com , http://mobile.ronningagainstcancer.xyz, https://www.instagram.com/superprofesseur © Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

DEVOIR SUR TABLE – MANAGEMENT – SÉRIE STMG




jeudi 26 mars 2026

Cours de SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES (SES) - Thème : Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? (Devoir sur table)

Sciences Economiques et Sociales (SES) – Sociologie et science politique

                                                                                                

Thème 4/ chapitre 4 : Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales (BAC ,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com, www.SuperProfesseur.xyz , www.SuperProfesseur.fr, application mobile © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer


Devoir sur table 4  – 1h (SECONDE B)

Thème : Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

 

 

Sujet : La socialisation, un processus différencié

 

Partie 1 : Mobilisation de connaissances (8 points)

1.      Qu'est-ce que la socialisation différenciée selon le genre ? Illustrez avec un exemple de stéréotype. (4 pts)

2.      Définissez le capital culturel et expliquez brièvement son rôle dans la réussite scolaire. (4 pts)

 

 

Partie 2 : Raisonnement structuré/ raisonnement argumenté (12 points)

·         Sujet : Comment le milieu social d'origine influence-t-il la socialisation des individus ?

·         Consigne : Vous expliquerez d'abord que les pratiques éducatives varient selon le milieu social, puis vous montrerez comment cela dote les individus de ressources (capitaux) inégales pour leur avenir.

 


Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

Sciences Economiques et Sociales (SES) –

Science économique

 

Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales de seconde générale et technologique  (BAC 2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz , l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

Pour aborder le cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?, concentrons-nous sur la mécanique de base : la formation de la demande et de l'offre.

1. La formation de la demande (Côté consommatrice/ consommateur)

La demande représente la quantité d'un bien ou d'un service que les agents économiques souhaitent acheter pour un prix donné.

·         La loi de la demande : En règle générale, la demande est une fonction décroissante du prix. Plus le prix augmente, plus la quantité demandée diminue (effet de substitution ou baisse du pouvoir d'achat).

·         Les déterminants : Au-delà du prix, la demande dépend des revenus, des goûts, et du prix des produits substituables ou complémentaires.

2. La formation de l'offre (Côté producteur)

L'offre est la quantité de biens ou services que les entreprises sont prêtes à vendre sur le marché.

·         La loi de l'offre : Contrairement à la demande, l'offre est une fonction croissante du prix. Plus le prix est élevé, plus la perspective de profit augmente, incitant les entreprises à produire davantage.

·         Les déterminants : L'offre dépend principalement des coûts de production (matières premières, salaires) et de la technologie disponible.

3. Étude de cas ludique : "Le Marché des Sneakers de Collection"

Pour rendre ce cours interactif (format "Super Professeur"), voici une activité rapide à réaliser en classe ou en formation :

Le Scénario : Une édition limitée d'une paire de baskets "Eco-Trend" sort sur le marché.

1.        Phase 1 (Demande) : Demandez aux élèves : "Qui achète la paire à 50 € ? À 200 € ? À 500 € ?" Observez l'effondrement du nombre de mains levées à mesure que le prix grimpe.

2.        Phase 2 (Offre) : Incarnez le fabricant. Si le prix du marché est de 50 €, vous ne couvrez pas vos frais de cuir vegan (offre faible). S'il monte à 500 €, vous ouvrez trois usines supplémentaires (offre forte).

3.        Phase 3 (L'équilibre) : Visualisez le point de rencontre où le nombre de baskets produites correspond exactement au nombre de fans prêts à payer le prix affiché.

Pourquoi est-ce important ?

Comprendre ces mécanismes permet aux futurs entrepreneurs et gestionnaires de :

·         Anticiper les réactions du marché face à une variation de prix.

·         Optimiser leur stratégie commerciale (positionnement prix).

·         Comprendre l'impact des taxes ou des subventions sur l'économie réelle.



PREPA BAC spécialité Sciences Economiques et Sociales (SES) première générale

 

Première partie : Mobilisation de connaissances et traitement de l’information (10 points)

 



 


 Sciences Economiques et Sociales (SES) –

Science économique

 

Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales de seconde générale et technologique  (BAC 2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz , l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

Objectifs du cours / objectifs d’apprentissage

                                                                                                             

Que dois-je savoir faire ?

*     Savoir illustrer la notion de marché par des exemples.

*     Comprendre que dans un modèle simple de marché des biens et services, la demande décroît avec le prix et que l’offre croît avec le prix et être capable de l’illustrer.

*     Comprendre comment se fixe et s’ajuste le prix dans un modèle simple de marché et être capable de représenter un graphique avec des courbes de demande et d’offre qui permet d’identifier le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.

*     À l’aide d’un exemple, comprendre les effets sur l’équilibre de la mise en place d’une taxe ou d’une subvention.

                       

Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre, maîtriser) ?

*     Demande : Quantité d’un bien ou d’un service que les acheteurs sont prêts à acquérir pour certain prix.

*     Marché : Lieu de rencontre de l’offre des vendeurs et de la demande des acheteurs dans le but de réaliser un échange aboutissant à la formation d’un prix.

*     Offre : Quantité d’un bien ou d’un service que les vendeurs souhaitent vendre à un prix donné.

*     Prix : Valeur d’échange d’un bien ou d’un service.

*     Prix d’équilibre : Prix qui égalise les offres et les demandes sur un marché.

*     Subvention. : Aide financière accordée par l’Etat dans un but social ou économique.

*     Taxe : Prélèvement fiscal, impôt perçu par l’Etat.

 

 

But pédagogique et structure du chapitre

• Ce troisième chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » correspond au second questionnement de la partie « Science économique » du programme officiel.

 

• Ce chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » est construit de façon à fournir au professeur et à ses élèves des documents qui permettent une acquisition progressive des connaissances et savoir-faire inscrits au programme, dont certains peuvent sembler d’un niveau d’abstraction élevé pour des élèves qui découvrent les sciences économiques et sociales.

 

• La structure du chapitre a été conçue en suivant au plus près celle des indications du programme. Nous l’avons par ailleurs scindé en deux parties afin d’offrir au professeur la possibilité de revenir sur les acquis du chapitre à mi-parcours.

 

 

Plan du cours

I. La formation de la demande et de l’offre sur un marché

II. La fixation et l’ajustement du prix d’équilibre sur un marché

III. La demande fait varier les prix

IV. Les conséquences de la variation de l’offre sur les prix

V. Les effets de la mise en place d’une taxe et d’une subvention sur l’équilibre du marché

 

 

Introduction

 

Acheteuses/acheteurs et vendeuses/vendeurs entrent en relation et réalisent des échanges sur des marchés dont les formes sont variées. L’offre et la demande varient en fonction des prix pratiqués sur ces marchés.

 

En économie, un marché ne se limite pas à un lieu physique d'échange ; il s'agit plutôt d'un mécanisme ou d'une plateforme, qu'elle soit tangible ou abstraite, où interagissent les acheteurs (représentant la demande) et les vendeurs (représentant l'offre) dans le but d'échanger des biens ou des services, généralement contre une somme d'argent. Cette interaction constitue le fondement même de la formation des prix. Autrefois principalement des lieux de rassemblement physique pour les producteurs et les consommateurs, les marchés ont évolué pour englober des plateformes abstraites, y compris numériques, où les transactions commerciales ont lieu sans nécessiter de présence physique. Cette transformation souligne la fonction durable du marché en tant que mécanisme de coordination entre l'offre et la demande, un rôle qui persiste indépendamment de la nature physique ou virtuelle de l'espace d'échange.

 

Au-delà de sa fonction d'échange, le marché joue un rôle essentiel dans l'allocation efficace des ressources rares au sein d'une économie. Les prix qui émergent de l'interaction entre l'offre et la demande agissent comme des signaux cruciaux, reflétant la rareté relative et la valeur perçue des différents biens et services. Un prix élevé pour un bien ou un service indique une rareté ou une forte demande, encourageant les consommateurs à en user avec parcimonie et incitant les producteurs à en offrir davantage. Inversement, un prix bas peut signaler une abondance ou une faible demande. Cette fonction de signalisation des prix est donc vitale pour orienter les décisions des consommateurs quant à leurs achats et celles des producteurs quant à leur production.

 

 

I. La formation de la demande et de l’offre sur un marché

.

Un marché est le lieu de rencontre (réel ou fictif) de la demande et de l’offre d’un bien ou d’un service particulier dans le but de réaliser un échange. La demande est la quantité que les acheteurs sont prêts à acquérir pour un certain prix. L’offre est la quantité de produits que les vendeurs souhaitent vendre à un prix donné.

Demande et offre déterminent la quantité produite de chaque bien ou service, et le prix auquel il sera vendu. La quantité demandée varie selon le prix. Cette relation est illustrée par la courbe de demande. La quantité offerte dépend du prix. La relation entre quantité et offre est illustrée par la courbe d’offre.

 

Une multitude de marchés concrets

En éteignant son réveil, qui est aussi son téléphone portable ce matin, Sublima élève de première, s’aperçoit que celui-ci lui propose une application « bourse », déjà installée, qui donne les évolutions des cours de quelques marchés boursiers dont celui de l’entreprise qui fabrique ce même téléphone. Il/elle a aussi reçu une notification pour une vente de stocks de chaussures de sport de sa marque préférée qui va ouvrir à 19 heures. Ce mercredi matin il/elle n’a exceptionnellement pas cours, mais ses parents lui ont laissé une liste d’achats à faire au marché paysan en agriculture raisonnée et bio, sur lequel ils ont rarement le temps d’aller : 1kg de kaki, 250g ou 500g de mâche en fonction du prix, 1kg d’épinards s’ils sont en deçà de 8€/kilo, 1 radis noir, 1kg de potimarron, 2 poireaux, 500 g de panais, et une tête d’ail rose, c’est la fin de l’automne. Il/elle a un budget de 30 euros. En allant sur la place du marché elle passe devant une enseigne de bricolage. Comme tous les matins il y a des personnes qui attendent un éventuel artisan ou particulier qui cherche de la main d’œuvre. Sur le marché paysan, les producteurs affichent les kakis à 4€/kg, la mâche à 7€/500g, les épinards feuilles à 7€ /kg, le potimarron à 2,50€/kg, le poireau à 2,50/kg, le panais à 3€/kilo, le radis noir à 2,50€ la pièce, et l’ail rose en vrac à 12€/ kilo. Il/elle peut acheter tout ce qui est sur la liste, mais de justesse pour les kakis qui ont visiblement eu un grand succès ce matin. C’est lourd, trop volumineux, il ne lui reste que 2,50 € et le sentiment que les prochains repas vont être très sains, mais pas toujours à son goût … En rentrant chez lui/elle  il/elle passe devant le camion à pizzas et utilise sa monnaie pour s’en acheter une part, délicieuse … Si les prix des parts de pizza sont les mêmes dans son quartier, il/elle préfère quand même le pizzaiolo qui s’installe le mercredi et le samedi ! Il/elle se dépêche car dans son lycée, la maison des lycéens organise une bourse d’échange de livres, mangas et BD et il/elle aimerait bien échanger certains de ses mangas offerts, et qui ne lui plaisent pas, contre d’autres plus à son goût. L’opération connaît un grand succès et il récupère de bonnes lectures.

 

Marché journalier et mondial des actions, marché totalement dématérialisé sur le net d’entreprises de déstockages, marché du travail, marché hebdomadaire du village ou du quartier où l’on trouve fruits, légumes et autres produits, marché de la pizza produite dans un camion de type truck, marché d’objets sous forme de troc … Notre élève a croisé dans sa journée différents types de marché, à des niveaux différents : mondiaux, nationaux ou locaux, matérialisés ou dématérialisés, centralisés ou de gré à gré.

 

Complément pour le professeur

Ces marchés concrets sont des institutions qui seront abordées de ce point de vue en première spécialité Sciences Economiques et Sociales (SES)..

 

 

 

II. La fixation et l’ajustement du prix d’équilibre sur un marché

 

Le prix sur un marché concurrentiel tend vers le prix d’équilibre, où la quantité offerte est égale à la quantité demandée. Cette quantité est la quantité d’équilibre.

 

Si le prix est au-dessous de son niveau d’équilibre, il y a une pénurie qui fait monter le prix jusqu’au niveau d’équilibre. Si le prix est au-dessus, il y a un surplus qui fait baisser le prix jusqu’au niveau d’équilibre.

 

Qu’est-ce qu’un marché concurrentiel ?

Le point commun à cet ensemble de marchés est le regroupement d’un ensemble d’acheteuses/acheteurs et de vendeuses/vendeurs qui échangent des biens et des services à un prix résultant de leurs interactions. On utilise aussi le terme d’offreurs pour les vendeurs et de demandeurs pour les acheteurs. Le marché est donc un mode de coordination des échanges économiques entre les hommes. Sur un marché de type concurrentiel, pour un produit donné, les acteurs sont preneurs de prix. Cela signifie que leur comportement individuel ne peut pas influencer le niveau de prix du marché.

 

Complément pour la/le professeur

Le marché n’est pas le seul mode coordination des échanges, (file d’attente par exemple) mais celui qui a tout d’abord retenu l’attention des penseurs de l’analyse économique depuis ses débuts, bien évidemment avec Adam Smith, Karl Marx, Léon Walras, Alfred Marshall, mais aussi déjà dans une préhistoire de la science économique, avec Richard Cantillon par exemple. Montrer aux élèves la diversité des marchés auxquels nous sommes confrontés chaque jour est une porte d’entrée vers le questionnement du programme sur le fonctionnement de ces marchés, et notamment sur la formation du prix d’échange. L’observation et l’évocation de quelques cas concrets doit permettre de passer à l’étape de l’abstraction ou de la stylisation, c’est à dire celui de la pensée. A la suite du chapitre introductif, les élèves seront familiarisés avec le concept de modèle ce qui permettra de justifier le passage du monde réel au monde pensé. Cet aspect est essentiel pour que les élèves ne fassent pas de confusion entre la réalité qui les entoure et les travaux scientifiques qui permettent de l’expliquer. Un modèle n’est pas et ne peut pas être la réalité, qui est trop complexe (voir le focus sur le rôle des hypothèses et la modélisation). Le choix du programme de seconde est d’aborder la question du marché du point de vue de l’économiste, et de comprendre ce que son regard particulier offre à la compréhension de ce phénomène. Bien évidemment ce regard n’épuise pas le réel. Il y a une approche historique, politique, sociologique, anthropologique, juridique, géographique etc., du marché. Cependant, la richesse des croisements de ces multiples regards ne peut se faire que par la nécessaire maîtrise des approches particulières de chacune de ces disciplines, en allant du simple vers le complexe.

La question du programme de seconde est donc de savoir comment rendre compte du phénomène de la fixation des prix dans un cadre concurrentiel, c’est-à-dire le modèle de marché le plus simple en science économique. Le cadre concurrentiel sera défini par le fait que les agents sont preneurs de prix pour un produit défini (voir le focus sur la concurrence). Comment se fait-il que le prix de l’ail rose en vrac ou de la part de pizza soient les mêmes d’un vendeur à un autre, et très peu éloignés pour les autres produits de la liste ne notre agent ? Comment expliquer le niveau des prix et leur évolution au cours de la saison ? L’ail rose était beaucoup plus cher au mois de juin et son prix n’a pas cessé de baisser depuis …

 

Pourquoi n’y avait-il quasiment plus de kakis sur le marché ? Ces questions peuvent être résolues par l’utilisation de modèles très simples et très anciens (apparus dès le milieu du XIXème). Le programme de seconde offre ainsi la possibilité de comprendre des modèles et des mécanismes très simples en économie, avec des possibilités de résolution graphiques et sans mathématisation. Cela permet de donner des clés pour comprendre des phénomènes actuels et d’ouvrir les questionnements sur des phénomènes plus complexes en utilisant la boite à outils de base en microéconomie.

 

III. La demande fait varier les prix

 

Une augmentation de la demande provoque à la fois une hausse du prix d’équilibre et de la quantité d’équilibre. Une diminution de la demande fait baisser à la fois le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.

 

Parmi les variables à l’origine du déplacement de la courbe de demande, deux sont de nature spécifiquement économique : les variations de revenus et les variations des prix des autres biens.

 

Comment expliquer le comportement des acheteuses/acheteurs : la « loi de la demande », un détour par la modélisation

 

Complément pour le professeur

 Le premier modèle qui est à mobiliser est celui de la courbe de demande, mis en évidence en 1838 par Augustin Cournot puis par Jules Dupuit. On appelle souvent « loi de la demande » la relation décroissante qui est alors établie entre les variations des prix et des quantités demandées. Depuis la présentation faite par Alfred Marshall en 1890, les prix sont en ordonnée et les quantités en abscisse.

 

La quantité demandée par un acheteur correspond à la quantité de biens qu’il désire se procurer pour un prix donné, tous les autres déterminants de la demande étant donnés (les goûts, le budget, le nombre d’acheteurs par exemple). On appelle plan de demande l’ensemble des relations entre prix et quantités pour un bien donné. L’agrégation des plans de demande individuels donne la demande du marché. La mise en avant d’un plan de demande permet de montrer que les actions sont potentielles avant d’être effectives. Si l’environnement ne change pas chaque acheteur connaît la quantité qu’il souhaite demander en fonction du prix. L’agrégation des demandes individuelles ne va pas de soi en ce qui concerne les outils mathématiques, mais c’est une simplification qui permet là encore de modéliser ce qui se passe sur un marché.

 

Par exemple nous pouvons imaginer toutes choses égales par ailleurs le plan de demande d’Osmin pour les kakis

 

Tableau 1 : Plan de demande d’Osmin pour les kakis

 

 

Appelé abricot du Japon, le kaki est un fruit originaire d’Asie et plus particulièrement de l’est de la Chine. Il est arrivé en Europe il y a environ 1 000 ans. En France, on le trouve notamment dans les départements du Gard et de l’Ardèche.

Le kaki est issu d’un arbre appelé le plaqueminier. Il en existe plus de 3 000 variétés dont la « Rojo Brilante » que l’on trouve dans la région de Valence, en Espagne, et qui bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée.

Source : https://agriculture.gouv.fr/cette-saison-osez-le-kaki

 

A partir de ce plan de demande, nous pouvons visualiser sur un graphique avec les quantités en abscisse et les prix en ordonnée la relation entre les prix et les quantités demandées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Graphique 1 : Demande de kaki d’Osmin

 

Pour chaque prix donné par le marché, Osmin a un plan de demande en fonction de ses goûts et de son revenu notamment. Pour un prix de marché de 2€ il prévoit une quantité achetée de 1 kg 500, mais pour un prix de 4€, sa demande décroît et n’est plus que de 1 kg, à 6€ le kilo il n’en consommera que 0,5 kg et il n’en consommera plus à partir de 8€ le kilo. Le raisonnement est assez intuitif, plus le prix diminue, plus la contrainte de budget se desserre, et plus cela dégage des possibilités d’achat supplémentaires, toutes choses égales par ailleurs. A l’inverse, quand le prix augmente les acheteuses/acheteurs vont réduire leurs achats. Quand le prix varie, on peut trouver graphiquement les nouvelles quantités demandées en se déplaçant sur la courbe de demande.

 

 

Une autre acheteuse Nadia, restauratrice, a un plan de demande correspondant elle aussi à ses revenus et à la saison, entre autres. Ses prévisions d’achat sont différentes.

 

 

Nous pouvons maintenant tracer sur le même graphique la demande de Nadia.

 

 

Nous pouvons remarquer que nos deux consommateurs n’ont pas la même sensibilité au prix. Nadia est plus sensible aux variations de prix (certainement de par son utilisation de ces fruits dans la restauration). La pente de la courbe est plus forte pour sa demande comparée à celle d’Osmin pour qui la consommation varie peu en fonction des prix.

 

Nous pouvons ensuite construire graphiquement la droite de demande cumulée de ces deux acteurs sur le marché :

 

 

 

Si nous additionnons tous les plans de demande des acheteurs sur le marché, nous aurons la courbe de demande totale du kaki en France (ces données sont imaginées) :

 

 

 

 

 

Les consommatrices/ consommateurs sont disposé-e-s à acheter davantage de kakis lorsque le prix baisse et inversement. De plus, certains acheteurs vont être attirés et entrer sur le marché avec des prix plus faibles. De manière générale, on représente la relation entre prix et quantités demandées par une courbe qui conserve cette relation négative entre les prix et les quantités demandées. Lorsque le prix varie on se déplace le long de la courbe. Il existe d’autres facteurs qui vont modifier les quantités demandées (le revenu, les goûts, le prix d’autres biens, le nombre d’acheteurs par exemple) et qui seront étudiés plus tard. Le rôle de la modélisation de la demande est ici d’expliquer les comportements des acheteurs sur un marché de type concurrentiel lorsque les prix varient.

 

Complément pour le professeur

L’acheteur est rationnel en finalité dans ce modèle. De nombreux travaux d’économistes ont montré que la rationalité peut être limitée (Herbert Simon, 1976), notamment en raison du manque d’informations disponibles. Le comportement des acheteurs peut aussi correspondre à d’autres types d’explication comme les points de référence, (Daniel Kahneman, Amos Tversky, 1979), quand les consommateurs évaluent les prix par rapport à un ordre de grandeur subjectif. Par exemple, je peux sortir du marché car je pense que le prix est trop élevé par rapport à mon souvenir de l’année passée, alors que le prix en début de saison est toujours plus élevé qu’en fin de saison. Mon souvenir est biaisé par le fait que je ne me rappelle que du prix le plus faible sur la saison.

 

Par ailleurs, comment se comportent les vendeurs sur le marché ? Là encore on peut recourir à une modélisation pour comprendre leur comportement.

 

 

















PREPA BAC 2026 SES/ SUJET BAC : Epreuve composée 2 (EC2) Etude d'un document : SCIENCE ECONOMIQUE Chapitre 5 : Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?

Sciences Economiques et Sociales (SES) – SCIENCE ECONOMIQUE

 

Comprendre l'économie européenne : Du Marché Unique à l'Union Monétaire - Chapitre 5 : Quelles politiques économiques dans le cadre européen ? -  

 

 Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique nouveau BAC 2021 (SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com, www.SuperProfesseur.fr et l’application mobile de Super Professeur, https://www.instagram.com/superprofesseur © Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

 Voici le lien pour vous aider (podcasts, vidéos, quiz, fashcards, infographie, cartes mentales, débats...) à bien maîtriser et approfondir le cours dans le cadre de votre préparation BAC 2026 SES.

https://notebooklm.google.com/notebook/df954279-aef5-4e39-8517-10a7855d8271


Comprendre l'économie européenne : Du Marché unique à l'Union Monétaire

 

1. Introduction : La genèse d'un projet unique

L'intégration européenne est une expérience inédite d'unification économique entre États souverains. Née sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale, elle a été conçue non pas comme une simple zone de libre-échange, mais comme un outil de paix durable. L'idée de ses pères fondateurs était pragmatique : en rendant les économies nationales interdépendantes, la guerre entre voisins devenait matériellement impossible.

« [Les objectifs sont de] relever le niveau de vie et de maintenir la paix. » — Jean Monnet, 1954

Ce projet ne s'est pas réalisé en un jour, mais par une "stratégie des petits pas", progressant d'unification technique en transfert de souveraineté. Pour saisir la complexité actuelle de cet édifice, il nous faut d'abord gravir les marches de l'intégration définies par l'économiste Bela Balassa.

 

2. L'escalier de l'intégration : La typologie de Bela Balassa

En 1961, Bela Balassa a théorisé la logique cumulative de l'intégration économique. Dans ce modèle, chaque étape franchie intègre les caractéristiques de la précédente tout en ajoutant un nouveau degré de coopération.

 

Étape de l'intégration

Caractéristique principale

Exemple / Date clé en Europe

1. Zone de libre-échange

Suppression des barrières douanières entre les pays membres.

CECA (1951) / Abolition des droits en 1968.

2. Union douanière

Libre-échange + tarif douanier commun envers les pays tiers.

Mise en place effective en 1968.

3. Marché commun

Union douanière + libre circulation des travailleurs et des capitaux.

Impulsé par le Traité de Rome (1957).

4. Union économique

Marché commun + harmonisation des règles et des politiques.

Acte Unique (1986) / Parachevé en 1993.

5. Union Économique et Monétaire (UEM)

Union économique + adoption d'une monnaie unique (substitution).

Création de l'Euro (1999) / Billets en 2002.

 

Si l'Union douanière a supprimé les taxes aux frontières, c'est le passage au Marché unique qui a véritablement fluidifié l'économie européenne en instaurant des libertés de circulation fondamentales.

 

3. Le Cœur du réacteur : Le Marché unique et la Politique de la concurrence

Le Marché unique repose sur les « quatre libertés » qui transforment l'Union en un espace sans frontières intérieures :

  • Libre circulation des Biens : Suppression des contrôles douaniers. Un produit circule entre Lyon et Berlin comme entre deux villes d'un même pays.
  • Libre circulation des Services : Possibilité pour un prestataire (assurance, banque, conseil) d'exercer dans tout l'espace européen. Notez toutefois un bémol : les services représentent 70 % du PIB européen mais moins de 20 % des échanges, prouvant que l'intégration y est encore inachevée.
  • Libre circulation des Personnes : Droit pour les citoyens de s'installer et de travailler dans n'importe quel État membre.
  • Libre circulation des Capitaux : Élimination des restrictions sur les investissements et les transferts financiers.

L'astuce juridique : la reconnaissance mutuelle. Issu de l'arrêt Cassis de Dijon (1979), ce principe stipule qu'un produit légalement commercialisé dans un pays membre doit pouvoir l'être partout ailleurs. Cela empêche les États d'utiliser des normes techniques pour bloquer les produits étrangers.

La "Position Hégémonique" de la Concurrence : Pour que ce grand marché fonctionne, la Commission européenne agit comme un gendarme. Elle lutte contre les ententes (cartels sur les prix) et les abus de position dominante (Google Shopping, 2017). Elle contrôle aussi les aides d'État et les fusions. Point de tension : En 2019, la Commission a bloqué la fusion Alstom-Siemens, privilégiant la concurrence interne au risque d'empêcher l'émergence de "champions européens" capables de rivaliser avec les géants chinois ou américains.

 

 

4. L’Alchimie de la croissance : Les trois canaux de Stimulation

Le Marché unique n'est pas qu'un cadre de règles ; c'est un moteur qui booste le PIB via trois mécanismes précis :

Canal 1 : La baisse des coûts de production La fin des formalités douanières et l'harmonisation des normes réduisent les frais administratifs. Importer des composants devient moins cher, ce qui augmente la productivité globale.

Canal 2 : Les économies d'échelle En accédant à un marché massif de 450 millions de consommateurs, les entreprises produisent en plus grandes quantités. Ce volume permet de réduire le "coût unitaire" de chaque objet, rendant les produits européens plus compétitifs.

Canal 3 : L'innovation par la pression concurrentielle L'ouverture des marchés force les entreprises à se dépasser. Pour ne pas disparaître face aux rivaux européens, elles doivent innover et améliorer la qualité, ce qui profite directement au pouvoir d'achat du consommateur.

 

5. L'Union Économique et Monétaire (UEM) : Une architecture à deux piliers

Si le Marché unique est le moteur, la Zone Euro (qui compte désormais 20 pays membres avec l'adhésion de la Croatie en 2023) est la structure qui stabilise l'ensemble. Mais cette architecture est asymétrique .

 

Domaine

Autorité responsable

Objectif / règle principale

Politique Monétaire

Banque Centrale Européenne (BCE)

Stabilité des prix : Maintenir l'inflation proche de 2 %.

Politique Budgétaire

États membres (Souveraineté nationale)

Pacte de Stabilité et de Croissance : Déficit < 3 % du PIB / Dette < 60 % du PIB.

 

Pourquoi ces règles strictes ? Pour éviter le problème du passager clandestin. Si un pays s'endettait sans limite pour relancer seul son économie, il risquerait de provoquer de l'inflation pour toute la zone ou de déstabiliser l'Euro, forçant la BCE à augmenter les taux d'intérêt pour tout le monde. La rigueur des uns protège la stabilité des autres.

 

6. Les défis du cadre européen : Chocs et coordination

Cette structure, bien que protectrice, fait face à des limites majeures.

  1. Le choc asymétrique : C'est une crise qui frappe un seul pays (ex : l'immobilier en Espagne). Puisqu'il partage l'Euro, le pays perd son "arme monétaire" : il ne peut plus dévaluer sa propre monnaie pour regagner en compétitivité, ni baisser ses taux d'intérêt si la BCE doit les maintenir hauts pour lutter contre l'inflation ailleurs.
  2. Le défaut de coordination : Avec une seule banque centrale mais 20 budgets nationaux, le "Policy Mix" (mélange des deux politiques) est difficile à accorder. Si les États dépensent pour relancer alors que la BCE freine pour calmer l'inflation, les actions s'annulent.

Vers une nouvelle solidarité : Face aux limites du cadre actuel et à la crise du COVID-19, l'Europe a pivoté. Le plan NextGenerationEU marque une étape historique : pour la première fois, l'Union s'endette en commun pour financer la relance, passant d'une logique de pure surveillance budgétaire à une logique de solidarité.

 

7. Conclusion : Ce qu'il faut retenir (Le "Mémo de l'Experte/Expert")

  • ️ Paix & Interdépendance : L'économie est le ciment politique de l'Europe depuis 1954.
  • 🏗️ Construction Graduelle : Du libre-échange à la monnaie unique, le marché a été parachevé en 1993.
  • ⚖️ Règles d'Or de l'UEM : Retenez les chiffres clés pour la stabilité : 3 % pour le déficit et 60 % pour la dette.
  • 🛡️ Hégémonie de la Concurrence : La Commission protège le consommateur en luttant contre les cartels, même si cela freine parfois les "champions industriels".
  • 🌍 Zone Euro à 20 : Avec la Croatie (2023), la zone monétaire s'étend mais reste sensible aux chocs asymétriques, poussant vers plus de solidarité budgétaire commune.

 

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Deuxième partie : Epreuve Composée 2 (EC2) Étude d’un document (6 points)

 

 

Évolution des flux commerciaux de biens de l’Union Européenne (UE), réalisés au sein de l’UE et avec le reste du monde, en % du PIB européen

 



 

Questions :

 

1. À l’aide des données du document, vous comparerez la part des échanges de biens réalisés au sein de l’Union Européenne dans le PIB européen en 1993 avec celle de l’année 2022. (2 points)

 

2. À l’aide du document et de vos connaissances, vous présenterez le marché unique et ses effets sur la croissance économique. (4 points)

 

 

 

CORRIGE

 

L'Épreuve Composée 2 (EC2) Etude d’un document du Baccalauréat SES exige une rigueur particulière : une lecture précise des données chiffrées alliée à une mobilisation structurée des connaissances théoriques.

Voici une proposition de corrigé détaillée accompagnée d'une grille d'évaluation adaptée aux exigences de l'inspection générale.

 

Corrigé de l’Épreuve Composée 2 (EC2) Etude d’un document

Question 1 : Comparaison des flux (2 points)

 

1. À l’aide des données du document, vous comparerez la part des échanges de biens réalisés au sein de l’Union Européenne dans le PIB européen en 1993 avec celle de l’année 2022. (2 points)

 

Note : Pour cette réponse, nous nous basons sur les tendances historiques classiques (1993 correspondant à l'acte de naissance du Marché Unique).

Rédaction suggérée :

D'après le document, nous constatons une intensification majeure de l'intégration commerciale de l'Union européenne entre 1993 et 2022. En 1993, la part des échanges de biens réalisés au sein de l’UE (commerce intra-zone) représentait environ 12 % du PIB européen [donnée illustrative à ajuster selon votre document spécifique].

En 2022, cette part a fortement progressé pour atteindre environ 25 % du PIB [donnée illustrative]. Ainsi, le poids des échanges intra-européens dans la richesse produite a été multiplié par deux en près de trente ans, témoignant de l'approfondissement du Marché unique par rapport aux échanges avec le reste du monde.

Question 2 : Le marché unique et la croissance (4 points)

2. À l’aide du document et de vos connaissances, vous présenterez le marché unique et ses effets sur la croissance économique. (4 points)

 

Rédaction suggérée :

Le Marché unique est un espace de liberté économique instauré par l'UE, reposant sur les « quatre libertés » : libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. Comme le montre le document, l'essor des flux commerciaux témoigne de la suppression des barrières tarifaires (droits de douane) et non tarifaires (normes).

Le marché unique stimule la croissance économique via trois mécanismes principaux :

1.        La baisse des coûts et les économies d'échelle : L'élargissement du marché permet aux entreprises de produire en plus grandes quantités, réduisant ainsi le coût unitaire de production.

2.        L'intensification de la concurrence : En mettant en compétition les entreprises européennes, le marché unique les incite à innover et à augmenter leur productivité pour rester compétitives.

3.        La baisse des prix pour les consommatrices /consommateurs : Cette concurrence accrue entraîne une baisse des prix, ce qui soutient le pouvoir d'achat et la demande globale, alimentant ainsi la croissance du PIB.

Grille d'évaluation (Barème détaillé)

Critères d'évaluation

Points

Indicateurs de réussite

Question 1 : Étude de document

2 pts

 

Lecture et sélection des données

1 pt

L'élève sélectionne les bonnes données (intra-UE) pour 1993 et 2022.

Calcul ou comparaison pertinente

1 pt

Utilisation d'un outil statistique (coefficient multiplicateur ou écart en points de PIB).

Question 2 : Raisonnement et Connaissances

4 pts

 

Définition du Marché Unique

1 pt

Mention des "4 libertés" ou de la suppression des barrières.

Utilisation du document

1 pt

Lien fait entre l'augmentation des flux (données du doc) et l'intégration.

Explication des mécanismes de croissance

2 pts

Explication claire d'au moins deux mécanismes (concurrence, économies d'échelle, innovation).

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Première partie : Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Quels sont les effets du marché unique sur la croissance économique dans l’Union européenne ?

 

CORRIGE

Corrigé de l’Épreuve Composée 1 (EC1) : Mobilisation des connaissances

Sujet : Quels sont les effets du marché unique sur la croissance économique dans l’Union européenne ?

Rédaction proposée (Modèle de réponse structurée)

Le marché unique, approfondi par l'Acte unique (1986) et opérationnel depuis 1993, repose sur la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires entre les États membres. Cette intégration économique stimule la croissance via plusieurs leviers complémentaires :

1.        L’intensification de la concurrence : La libre circulation des biens et services met en compétition un plus grand nombre d'entreprises. Pour capter des parts de marché, celles-ci sont incitées à baisser leurs prix, ce qui favorise le pouvoir d'achat des ménages, stimule la demande globale et donc la production.

2.        La réalisation d’économies d’échelle : En accédant à un marché de plus de 450 millions de consommateurs, les entreprises peuvent augmenter leur volume de production. Cela permet de réduire le coût unitaire de production, améliorant la rentabilité et la compétitivité-prix des entreprises européennes sur la scène mondiale.

3.        L’incitation à l’innovation : Pour se différencier dans un marché concurrentiel, les entreprises investissent massivement dans la Recherche et Développement (R&D). Ce surplus d’innovation génère du progrès technique, qui augmente la productivité globale des facteurs, moteur structurel de la croissance économique.

En résumé, le marché unique favorise une allocation plus efficace des ressources et une dynamique d'investissement qui se traduisent par une hausse durable du Produit Intérieur Brut (PIB).

Grille d'évaluation (Barème 4 points)

Cette grille permet une correction objective, en phase avec les attentes du Baccalauréat et des concours de l'enseignement supérieur.

Critères d'évaluation

Points

Indicateurs de réussite

Cadrage et Définition

1 pt

Mention des 4 libertés ou de la suppression des barrières.

Mécanismes de transmission

2 pts

Explication claire d'au moins deux mécanismes (ex: Concurrence Prix ; Économies d'échelle Coûts).

Lien final avec le PIB

0,5 pt

Capacité à conclure sur l'augmentation de la richesse produite (croissance).

Rigueur terminologique

0,5 pt

Utilisation de termes précis : PGF, coût unitaire, pouvoir d'achat, R&D.

💡 Le conseil de l'experte/ expert SuperProfesseur

"Dans une question de mobilisation des connaissances (EC1), l'élève doit éviter le catalogue de mesures. L'astuce pour obtenir les 4 points est de bien montrer le passage de la microéconomie (ce que fait l'entreprise) à la macroéconomie (l'effet sur le PIB européen)."

 

 

 

 

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Première partie Epreuve Composée 1 : Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Présentez un effet du marché unique sur la croissance économique au sein de l’Union européenne.

 

CORRIGE

Corrigé de l’Épreuve Composée 1 (EC1) : Mobilisation des connaissances

Sujet : Présentez un effet du marché unique sur la croissance économique au sein de l’Union européenne.

Rédaction proposée (Modèle de réponse structurée)

Le Marché unique, finalisé en 1993, repose sur la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes (les « quatre libertés »). L’un de ses effets majeurs sur la croissance économique passe par l’intensification de la concurrence.

En supprimant les barrières tarifaires et non tarifaires, le marché unique met en compétition directe les entreprises des différents États membres. Cette pression concurrentielle agit sur la croissance via deux canaux principaux :

1.        La baisse des prix et le gain de pouvoir d'achat : Pour capter des parts de marché, les entreprises sont incitées à baisser leurs prix de vente. Cette baisse augmente le pouvoir d'achat des ménages, ce qui stimule la demande globale et donc la production (le PIB).

2.        L'incitation à l'innovation et à la productivité : Pour rester compétitives, les entreprises doivent réaliser des gains de productivité ou innover (différenciation des produits). Cet effort d'investissement favorise le progrès technique, moteur essentiel de la croissance économique à long terme.

Ainsi, en favorisant l'efficacité allocative des ressources, le marché unique crée un environnement propice à l'augmentation durable de la richesse produite dans l'Union européenne.

Grille d'évaluation (Barème 4 points)

Cette grille est conçue pour aider les correcteurs à évaluer la précision conceptuelle et la clarté du raisonnement.

Critères d'évaluation

Points

Indicateurs de réussite

Maîtrise des concepts

1,5 pt

Définition correcte du Marché unique (ou évocation des barrières supprimées).

Mécanisme économique

2 pts

L'élève explique clairement l'enchaînement : Concurrence Innovation/Prix Croissance.

Qualité de la rédaction

0,5 pt

Utilisation d'un vocabulaire économique précis (productivité, pouvoir d'achat, demande globale).

 

💡 Le conseil de l'experte/expert pour SuperProfesseur

"Pour réussir cette question, évitez de lister tous les effets. Choisissez-en un seul (comme la concurrence ou les économies d'échelle) mais développez-le jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à l'augmentation finale du PIB."

 

 

 

 

 

 

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Première partie Epreuve Composée 1 : Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Comment peut-on expliquer la difficulté à gérer les chocs asymétriques dans la zone euro ?

 

CORRIGE

 

Corrigé de l’Épreuve Composée 1 (EC1) : Mobilisation des connaissances

Sujet : Comment peut-on expliquer la difficulté à gérer les chocs asymétriques dans la zone euro ?

Rédaction proposée (Modèle de réponse structurée)

Un choc asymétrique est un événement économique (positif ou négatif) qui affecte un seul pays de la zone euro ou qui l'affecte de manière beaucoup plus intense que ses partenaires (ex: une crise immobilière spécifique à l'Espagne ou une crise industrielle touchant l'Allemagne). La gestion de ces chocs est difficile au sein de la zone euro pour deux raisons principales :

1.        L'impossibilité d'utiliser la politique monétaire nationale : Les pays membres ont transféré leur souveraineté monétaire à la Banque Centrale Européenne (BCE). La politique monétaire est donc unique : le taux d'intérêt est fixé en fonction de la situation moyenne de la zone. Un pays en crise ne peut plus baisser ses propres taux pour relancer l'investissement, ni dévaluer sa monnaie pour regagner en compétitivité prix face à ses voisins.

2.        Les contraintes sur la politique budgétaire : Face à un choc, un État devrait pouvoir augmenter ses dépenses publiques (relance). Cependant, les pays de la zone euro sont soumis au Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) qui limite le déficit public (3 % du PIB) et la dette (60 % du PIB). Ces règles limitent les marges de manœuvre budgétaires nationales pour répondre à un choc localisé.

Enfin, contrairement aux États-Unis, la zone euro dispose d'un budget fédéral très limité et d'une faible mobilité de la main-d'œuvre entre les pays, ce qui empêche une compensation automatique des difficultés d'un État par la solidarité communautaire.

Grille d'évaluation (Barème 4 points)

Critères d'évaluation

Points

Indicateurs de réussite

Définition du concept

1 pt

L'élève définit clairement le "choc asymétrique" (impact différencié).

Argument Monétaire

1,5 pt

Mention de la perte de l'outil monétaire et de la dévaluation (BCE unique).

Argument Budgétaire

1 pt

Mention des règles du PSC (3%/60%) qui limitent la relance.

Synthèse / Conclusion

0,5 pt

Mention du manque de solidarité budgétaire ou de mobilité du travail.


💡 Le conseil de l'experte/expert SuperProfesseur

"Pour briller sur ce sujet, l'étudiant doit bien montrer que le problème n'est pas le choc en lui-même, mais l'absence de 'boîte à outils' personnalisée pour y répondre. C'est le paradoxe de la monnaie unique : un costume unique pour des économies de tailles différentes."

 

 

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Première partie Epreuve Composée 1 : Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Quels sont les objectifs de la politique européenne de concurrence ?

 

CORRIGE

 

Corrigé de l’Épreuve Composée 1 (EC1) : Mobilisation des connaissances

Sujet : Quels sont les objectifs de la politique européenne de concurrence ?

Rédaction proposée (Modèle de réponse structurée)

La politique européenne de la concurrence, principalement pilotée par la Commission européenne, vise à garantir une « concurrence libre et non faussée » au sein du marché unique. Elle poursuit trois objectifs fondamentaux :

1.        Protéger le consommateur : C'est l'objectif prioritaire. En luttant contre les ententes illicites (cartels sur les prix) et les abus de position dominante, la Commission s'assure que les entreprises ne gonflent pas artificiellement leurs marges. Pour le consommateur, cela se traduit par des prix plus bas, une meilleure qualité de service et un choix de produits plus vaste.

2.        Stimuler l'efficacité économique et l'innovation : Dans un marché concurrentiel, les entreprises ne peuvent pas se reposer sur leurs acquis. Pour gagner des parts de marché ou survivre, elles sont incitées à innover et à améliorer leur productivité. Cette dynamique favorise le progrès technique et, à terme, la croissance économique de l'Union.

3.        Garantir l'équité entre les acteurs (Level Playing Field) : La politique de la concurrence surveille les aides d'État. L'objectif est d'empêcher qu'un gouvernement ne subventionne massivement ses entreprises nationales, ce qui créerait un avantage déloyal par rapport aux concurrents des autres pays membres qui n'auraient pas reçu de tels soutiens.

Grille d'évaluation (Barème 4 points)

Critères d'évaluation

Points

Indicateurs de réussite

Cadrage institutionnel

0,5 pt

Mention de la Commission européenne ou du cadre du marché unique.

Objectif Consommateur

1,5 pt

Explication du lien entre concurrence, baisse des prix et diversité du choix.

Objectif Productif

1 pt

Mention de l'innovation, de la productivité ou de l'efficacité économique.

Objectif de Régulation

1 pt

Mention du contrôle des aides d'État ou de la lutte contre les monopoles/abus.

💡 Le conseil de l'experte/expert pour SuperProfesseur

"Attention à ne pas confondre objectifs et modalités. Les objectifs sont le 'pourquoi' (prix, innovation, équité), tandis que les modalités sont le 'comment' (amendes, contrôle des fusions). Pour l'EC1, restez bien focalisés sur les finalités économiques."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREPA BAC 2026  / SUJET BAC

 

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

(10 points)

 

Cette partie comporte trois documents.

 

Sujet : À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que la mise en œuvre des politiques économiques conjoncturelles dans la zone euro rencontre des difficultés.

 

 

DOCUMENT 1

 

L’union économique et monétaire (UEM) souffre d’une faiblesse originelle : à l’unicité du pôle monétaire s’oppose la pluralité du pôle économique. Deux mesures ont tenté de doter la zone euro d'une sorte de gouvernance économique et d'une convergence renforcée : l'adoption en 1997 du Pacte de stabilité et de croissance (PSC)1 ; et la création de l’Eurogroupe.

L'Eurogroupe n’est qu’une réunion informelle des ministres des finances de la zone euro, sans institutionnalisation jusqu'au traité de Lisbonne. Il permet d’améliorer la coordination des politiques économiques mais pas d’adopter une politique économique commune, encore moins unique. […]

Le PSC, qui avait pour objectif de maintenir les règles de Maastricht en termes de finances publiques une fois l’UEM entrée en vigueur, s’est révélé inefficace et a maintes fois été violé par les États. En outre, la Commission européenne a suspendu le pacte de stabilité et de croissance en mars 2020 pour faire face à la crise provoquée par le Covid-19. [...]

La zone euro n’est pas dotée de ce dont disposent toutes les zones monétaires : un budget. Aux États-Unis, par exemple, l’hétérogénéité économique des États fédérés est compensée par l’existence d’un gouvernement qui fait face à la FED (banque centrale américaine) et d’un budget fédéral redistributif. Ceci n’est absolument pas le cas de l’UE et de la zone euro. La zone euro est dotée d’une monnaie et d’une politique monétaire pour 19 politiques économiques, 19 gouvernements et 19 budgets, ce qui la fragilise, indépendamment du contexte de crise. Le débat sur la nécessité d’installer un gouvernement économique occupe depuis plus de dix ans les cercles politiques et économiques en Europe. […]

Le plan de relance pour faire face à la crise sanitaire due au Covid-19 […] va cependant dans le sens d’un budget plus important, permettant une redistribution plus ambitieuse.

 

Source : www.vie-publique.fr, 2021.

 

1 : PSC : Pacte de stabilité et de croissance impose aux États de la zone euro d’avoir à terme des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires.


 

DOCUMENT 2

 

 

Situation des pays de l'Union européenne au regard des critères de convergence1 en 2020

 

 

Pays

Solde des finances publiques (en % du PIB)

Dette publique

(en % du PIB)

Inflation (IPCH2)

(en %)

Taux d'intérêt à long terme (en %)

Allemagne

-4,2

69,8

0,4

-0,51

Danemark

-1,1

42,2

0,3

-0,36

Espagne

-11,0

120,0

-0,3

0,38

France

-9,2

115,7

0,5

-0,15

Grèce

-9,7

205,6

-1,3

1,27

Irlande

-5,0

59,5

-0,5

-0,06

Italie

-9,5

155,8

-0,1

1,17

Pays-Bas

-4,3

54,5

1,1

-0,38

Portugal

-5,7

133,6

-0,1

0,41

 

Sources : INSEE, Banque centrale européenne, Eurostat, 2021.

 

1                : Critères de convergence : critères que les États membres de l’Union européenne, candidats à l’adoption de la monnaie unique, ont dû ou doivent respecter pour adopter l’euro comme monnaie.

 

2                : IPCH : indice des prix à la consommation harmonisé.


 

DOCUMENT 3

 

En novembre 2016, au début du « semestre européen » destiné chaque année à coordonner les politiques économiques des États membres, la Commission européenne a préconisé une expansion budgétaire coordonnée de 0,5 % du PIB pour 2017. Cette recommandation s’adressait aux pays non contraints par le PSC1 (ou par un programme d’ajustement), au premier rang desquels l’Allemagne qui a rapidement fait savoir son opposition à cette orientation. D’un point de vue strictement allemand, une expansion budgétaire n’avait rien de naturel en 2017, année de plein-emploi. Une légère expansion budgétaire était prévue (0,2 % du PIB en termes structurels), rien de plus. Pourquoi modifier sa politique budgétaire si le problème était ailleurs dans la zone euro ?

La politique budgétaire obéit à un processus institutionnel codifié : le budget est proposé par le gouvernement et voté par le parlement national. Pour insuffler une véritable coordination des politiques budgétaires, il faudrait que chaque parlement national prenne en compte les besoins de la zone euro dans son ensemble. Or les parlementaires d’un pays ne sont pas élus avec les voix de citoyens d’autres pays européens. Ils n’ont donc aucune raison de prendre leur point de vue en compte, sauf si la situation dans d’autres pays peut rétroagir sur la situation nationale (comme ce fut le cas avec la crise grecque). On le voit, la coordination des politiques budgétaires ne peut être que l’exception et non la règle. Les tentatives de faire coopérer les parlements nationaux avec le Parlement européen n’ont pas fondamentalement modifié la situation.

 

Source : Agnès BÉNASSY-QUÉRÉ, « La zone euro en quête de coordination »,

Revue d’Économie Financière, 2017.

 

1 : PSC : le Pacte de Stabilité et de Croissance est un instrument qui impose aux États de la zone euro d’avoir à terme des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires.

 

 

 

CORRIGE

 

C'est un sujet "classique" mais complexe, car il demande aux élèves de jongler entre les règles institutionnelles (PSC), les contraintes économiques (chocs asymétriques) et les enjeux de souveraineté politique.

L'enjeu est de montrer que la zone euro est une construction hybride : une politique monétaire unique face à des politiques budgétaires nationales diversement contraintes.

I. Proposition de corrigé (Structure du raisonnement)

Introduction

·         Accroche : La crise du Covid-19 a relancé le débat sur l'efficacité de la coordination économique en Europe.

·         Définitions : Politiques conjoncturelles (budgétaire et monétaire visant à agir sur l'activité à court terme), Zone Euro (19 pays partageant la monnaie unique au moment des documents).

·         Problématique : Pourquoi la mise en œuvre d'une action économique cohérente et efficace se heurte-t-elle à des obstacles structurels et politiques au sein de l'Union Économique et Monétaire (UEM) ?

·         Plan : 1. Des contraintes institutionnelles et budgétaires hétérogènes. 2. Un défaut de coordination politique et le problème des chocs asymétriques.

Partie 1 : Des politiques budgétaires entravées et hétérogènes

·         Le carcan des règles budgétaires : Le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) limite les marges de manœuvre des États (limite des 3 % de déficit et 60 % de dette). Le Doc 1 souligne que ce pacte a été "maintes fois violé" car souvent jugé trop rigide en période de crise.

·         Une hétérogénéité flagrante : Le Doc 2 montre des situations contrastées en 2020. Alors que l'Allemagne a une dette de 69,8 % du PIB, la Grèce dépasse les 200 % et l'Italie les 150 %. Cette divergence empêche une relance commune : les pays endettés n'ont plus d'espace budgétaire.

·         L'absence d'un budget fédéral : Contrairement aux États-Unis, la zone euro n'a pas de budget redistributif d'envergure pour compenser les déséquilibres entre États (Doc 1).

Partie 2 : Les difficultés de coordination et la souveraineté nationale

·         L'unicité monétaire face à la pluralité budgétaire : La BCE conduit une politique unique pour des pays aux conjonctures différentes. Ce qui est bon pour un pays en plein emploi (Allemagne en 2017, Doc 3) ne l'est pas pour un pays en crise.

·         Le problème des chocs asymétriques : Le Doc 3 illustre le refus de l'Allemagne d'une expansion budgétaire en 2017. Les intérêts nationaux priment sur l'intérêt de la zone euro car les parlementaires sont élus par leurs citoyens nationaux et non européens.

·         Une coordination informelle et limitée : L'Eurogroupe reste une instance informelle (Doc 1). Sans gouvernement économique réel, la coordination est "l'exception et non la règle" (Doc 3).

Conclusion

La zone euro souffre d'un déséquilibre originel : une intégration monétaire poussée mais une intégration budgétaire et politique incomplète. Si le plan de relance post-Covid a montré une avancée vers plus de solidarité (Doc 1), la coordination reste fragile face aux égoïsmes nationaux et aux écarts de compétitivité.

II. Grille d'évaluation (Barème 10 points)

Critères

Indicateurs

Points

Mobilisation des connaissances

Maîtrise des termes : PSC, politique budgétaire/monétaire, choc asymétrique, défaut de coordination, UEM.

3 pts

Exploitation des documents

Doc 1 : Manque de budget fédéral / limites de l'Eurogroupe.



Doc 2 : Utilisation des chiffres (écarts de dette/déficit).



Doc 3 : Divergence d'intérêts nationaux (cas de l'Allemagne).

3 pts

Structure du raisonnement

Introduction complète, deux parties équilibrées, présence de transitions et d'une conclusion synthétique.

3 pts

Expression et forme

Qualité de la rédaction, syntaxe et orthographe.

1 pt

III. Éclairage pédagogique pour l'experte/expert

Pour aider les élèves à mieux visualiser ce concept abstrait de "coordination", on peut utiliser le schéma de l'asymétrie de l'UEM :

Conseils pour la correction :

1.        Valorisation : Récompensez les élèves qui expliquent pourquoi l'hétérogénéité est un problème (une hausse des taux de la BCE peut stabiliser l'inflation en Allemagne mais étouffer la croissance en Italie).

2.        Actualisation : Le document mentionne la suspension du PSC en 2020. Les élèves peuvent mentionner (s'ils le savent) que les règles ont été réformées depuis, mais que le problème de la dette reste central.

3.        Lien avec le cours : Bien insister sur le fait que la zone euro n'est pas une "Zone Monétaire Optimale" au sens de Mundell (faible mobilité du travail, absence de fédéralisme budgétaire).

 




Libellés