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mardi 17 mars 2026

BAC Sciences Economiques et Sociales (SES) 2026 - CORRIGE BAC BLANC SES Février 2026

  Sciences Economiques et Sociales (SES) – SOCIOLOGIE ET SCIENCE POLITIQUE

 

 Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique nouveau BAC 2021 (SES, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com et l’application mobile de Super Professeur : mobile.superprofesseur.com , http://mobile.ronningagainstcancer.xyz, https://www.instagram.com/superprofesseur © Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

CORRIGE

 https://notebooklm.google.com/notebook/888edc83-06b8-4443-b295-0784ba4828d2


Dissertation

 

DISSERTATION S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE PROPOSITION DE CORRIGÉ

 

Sujet : Comment les différentes politiques permettent-elles de lutter contre le chômage ?

 

Programme officiel :

Science économique

Questionnement

Objectifs d’apprentissage

Comment lutter contre le chômage ?

- Savoir définir le chômage et le sous-emploi et connaître les indicateurs de taux de chômage et de taux d’emploi.

- Comprendre que les problèmes d’appariements (frictions, inadéquations spatiales et de qualifications) et les asymétries d’information (salaire d’efficience) sont des sources de chômage structurel.

- Comprendre les effets (positifs ou négatifs) des institutions sur le chômage structurel (notamment salaire minimum et règles de protection de l'emploi).

- Comprendre les effets des fluctuations de l’activité économique sur le chômage conjoncturel.

- Connaître les principales politiques mises en œuvre pour lutter contre le chômage : politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale, politiques d’allégement du coût du travail, politiques de formation et politiques de flexibilisation pour lutter contre les rigidités du marché du travail.

 

Exploitation possible des documents :

Document 1

− Le graphique permet de comparer l’évolution du taux de chômage en France entre 2000 et 2021 à la variation du PIB réel sur la même période.

− On observe assez souvent sur cette période que la baisse du taux de chômage est associée à un maintien à un niveau élevé voire une amélioration de la conjoncture économique mesurée par l’indicateur du PIB réel. Par exemple, la bonne conjoncture avant la crise de 2008 était associée à une baisse du taux de chômage.

− Une chute de la demande globale (consommation, investissement, exportations) réduit la production, ce qui entraîne une moindre demande de main-d’œuvre voire une augmentation des licenciements faisant augmenter le chômage conjoncturel.

− Si la production devrait s’ajuster au niveau de la demande anticipée, dans les faits, les producteurs recourent à des formes de flexibilité pour ne réduire leurs effectifs que si le ralentissement économique se confirme. C'est pourquoi le niveau de chômage n’augmente pas systématiquement en même temps que chute le taux de croissance du PIB réel, et inversement

Document 2

− Le tableau met en relation le coût horaire moyen de la main-d’œuvre et le taux de chômage pour quelques pays européens en 2021.

− On observe que les deux indicateurs ont tendance à évoluer dans le même sens : le classement du coût horaire moyen de la main-d’œuvre par ordre décroissant se retrouve en partie avec le classement des taux de chômage par pays.

− En effet, plus le coût du travail est élevé, moins les employeurs sont incités à recourir au facteur travail dans leur combinaison productive. Ils peuvent également délocaliser certaines étapes de la production à l’étranger.

Document 3

− Le graphique de l’INSEE représente la part des CDD et des intérimaires dans l’emploi de 1982 à 2020.

− Le recours à chacune de ces formes d’emploi atypique a tendance à progresser. Par exemple, entre 1984 et 2017, la part des CDD et des intérimaires dans l’emploi a triplé en France. Cela reflète la politique de flexibilisation du marché du travail depuis les années 1980 en France. Il s’agit ici pour les employeurs d’ajuster leurs effectifs salariés au volume de la production avec ces contrats de travail.

− Ce type d’embauches limite l’ampleur du chômage.

Document 4

− Le tableau détaille les politiques de l’emploi menées par les pouvoirs publics en vue de lutter contre le chômage.

− Quel que soit le type de mesure ou la période observée, la part dépensée dans le PIB n’a pas varié. Chaque mesure contribue à conserver, à créer ou à maintenir l’emploi. En France, en 2016, on consacre près de 16 milliards d’euros pour financer la formation professionnelle, inciter au retour à l’emploi, aider à la création d’entreprises. Ainsi, les politiques de formation améliorent l’appariement entre l’offre et la demande de travail, surtout en raison du progrès technique qui oblige à entretenir et améliorer les compétences des salariés et des chômeurs. Cela peut réduire le chômage structurel.

 

Problématique possible :

 

Les différents gouvernements luttent contre le chômage par des politiques de l’emploi définies comme l’ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire le chômage. Pour autant, les causes de ce déséquilibre du marché du travail sont diverses.

Comment peuvent alors agir les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale ? Quel rôle jouent également la réduction du coût du travail et la flexibilisation du marché du travail ? En quoi les politiques de formation agissent-elles aussi sur le chômage structurel ?

 

Proposition de plan détaillé

I) Soutenir la demande globale par des politiques macroéconomiques afin de lutter contre le chômage conjoncturel.

I) Les politiques de l’emploi peuvent aussi agir sur coût et les rigidités du travail.

A) Le chômage peut être conjoncturel.

A) Alléger le coût du travail.

• Si la demande globale (consommation, investissement, exportations) baisse ou ralentit, cela réduit la production, nécessitant alors une moindre demande de main-d’oeuvre (baisse des recrutements, hausse des licenciements).

• Le niveau du chômage peut être en partie corrélé à la conjoncture économique mesurée par l’indicateur du PIB réel (Document 1)

• Généralement, le coût horaire moyen de la main-d’œuvre et le taux de chômage sont corrélés positivement (document 2).

• Un coût du travail élevé peut constituer un frein à l’embauche dans le cadre de certaines productions qui ne nécessitent pas un personnel qualifié ou conduire les firmes à produire à l’étranger.

B) Les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale.

B) Flexibiliser et dépenser en faveur de l’emploi.

• Pour relancer l’activité économique et soutenir la demande, les pouvoirs publics peuvent recourir à la politique budgétaire (augmenter les dépenses publiques ou réduire les impôts). Ainsi, lors de la crise sanitaire, l’État français a soutenu les entreprises et les salariés par diverses mesures d’accompagnement.

• Les pouvoirs publics peuvent alors mettre en œuvre une politique monétaire expansionniste, en abaissant par exemple le taux d'intérêt directeur pour stimuler l’activité par le canal du crédit.

• Un marché du travail trop rigide empêche les employeurs d’ajuster la demande de travail selon leurs besoins. La flexibilisation du marché du travail (augmentation des emplois atypiques, législation moins protectrice de l’emploi) favorise une meilleure adéquation entre offre et demande de travail (document 3).

• Miser sur la formation professionnelle est bénéfique pour les salariés en termes de compétences et améliore l’appariement entre l’offre et la demande de travail (document 4). • Soutenir les actifs en cas de perte d’emploi, les accompagner dans leur recherche, voire dans la création d’une activité peut aussi favoriser le retour à l’emploi (document 4).

 

Le corrigé proposé fournit des indications à destination des commissions académiques d’entente et d’harmonisation, mais il ne doit pas être considéré comme une norme.

 

 

Corrigé rédigé intégral

Voici une proposition de corrigé rédigé intégral, basé sur le plan détaillé ci-dessus. Ce texte est conçu pour servir de modèle aux élèves en respectant les standards académiques du baccalauréat : une structure apparente, des transitions fluides et l'utilisation systématique des documents.

Dissertation de (Sciences Economiques et Sociales) SES : Sujet corrigé intégral

Sujet : Comment les différentes politiques permettent-elles de lutter contre le chômage ?

Introduction

[Phrase d’accroche] Malgré une amélioration relative sur le front de l'emploi ces dernières années, le chômage demeure un défi majeur pour les pouvoirs publics français. [Définition des mots-clés et cadrage] Le chômage, défini par l'Insee au sens du Bureau International de Travail comme la situation d'une personne en âge de travailler, sans emploi et en recherchant activement un, revêt des formes multiples. Il peut être conjoncturel, lié aux fluctuations de l'activité économique, ou structurel, découlant des déséquilibres profonds du marché du travail. [Problématique] Dès lors, quels sont les différents leviers dont disposent les pouvoirs publics pour réduire le chômage et sur quels mécanismes économiques s'appuient-ils ? [Annonce du plan] Nous analyserons dans un premier temps comment les politiques macroéconomiques de soutien à la demande permettent de lutter contre le chômage conjoncturel (I). Puis, nous verrons que les politiques de l'emploi visent également à réduire le coût du travail et les rigidités structurelles (II).

I. Soutenir la demande globale pour lutter contre le chômage conjoncturel

A. Le chômage comme conséquence d'une conjoncture dégradée

Le chômage peut trouver son origine dans le ralentissement de l'activité économique. Lorsque la demande globale (consommation des ménages, investissement des entreprises et exportations) faiblit, les perspectives de vente des entreprises se dégradent. En conséquence, ces dernières réduisent leur volume de production et, par extension, leur demande de travail. Comme le souligne le document 1, le taux de chômage est étroitement corrélé à l'évolution du Produit Intérieur Brut (PIB). Une croissance atone ou négative entraîne mécaniquement une hausse des licenciements et un gel des embauches. Dans cette optique keynésienne, le chômage est dit "involontaire" car il dépend du niveau de la demande effective anticipée par les entrepreneurs.

B. Les politiques macroéconomiques de relance

Pour contrer ce manque de dynamisme, les pouvoirs publics déploient des politiques de relance.

·         La politique budgétaire : L'État peut augmenter les dépenses publiques ou baisser les impôts pour stimuler la consommation et l'investissement. L'exemple récent de la crise sanitaire la Covid-19 illustre cette stratégie : les mesures de "quoi qu'il en coûte" et les aides massives aux entreprises ont permis de maintenir le revenu des salariés et d'éviter un effondrement de la demande.

·         La politique monétaire : En complément, les banques centrales peuvent mener des politiques expansionnistes. En abaissant les taux d'intérêt directeurs, elles facilitent l'accès au crédit pour les ménages et les entreprises, stimulant ainsi l'activité économique globale.

II. Agir sur le coût et les rigidités pour réduire le chômage structurel

A. Alléger le coût du travail pour favoriser l'embauche

Une partie du chômage est jugée structurelle, c'est-à-dire liée au fonctionnement même du marché du travail. Selon l'analyse néoclassique, un coût du travail trop élevé par rapport à la productivité des salariés décourage l'embauche. Le document 2 montre d'ailleurs une corrélation positive entre le coût horaire de la main-d'œuvre et le niveau du chômage. Pour y remédier, les pouvoirs publics mettent en place des politiques d'allègement de cotisations sociales, particulièrement sur les bas salaires. L'objectif est de réduire l'écart entre le salaire perçu par l'employé et le coût réel pour l'employeur, limitant ainsi les phénomènes de substitution du capital au travail ou les délocalisations.

B. Flexibiliser et améliorer l'appariement

La lutte contre le chômage structurel passe également par une réforme des institutions du marché du travail.

·         La flexibilisation : Un marché trop rigide (procédures de licenciement complexes, prédominance des contrats longs) peut freiner les recrutements. Comme le suggère le document 3, la flexibilisation (développement des emplois atypiques, accords d'entreprise) permet aux entreprises d'ajuster plus rapidement leur main-d'œuvre aux besoins du marché, favorisant une meilleure adéquation entre offre et demande de travail.

·         La formation et l'accompagnement : Enfin, le chômage peut résulter de problèmes d'appariement : les compétences des demandeurs d'emploi ne correspondent pas aux besoins des entreprises. Le document 4 souligne l'importance des dépenses en faveur de la formation professionnelle. En investissant dans le capital humain et en accompagnant les actifs (aide à la création d'activité, suivi personnalisé par France Travail), l'État facilite le retour à l'emploi et réduit le chômage de longue durée.

Conclusion

[Synthèse] En conclusion, la lutte contre le chômage repose sur un arsenal de politiques complémentaires. D'un côté, les politiques de demande (budgétaire et monétaire) agissent sur la conjoncture pour éviter que le ralentissement économique ne détruise des emplois. De l'autre, les politiques d'offre et structurelles visent à rendre le marché du travail plus efficient en abaissant le coût du travail et en améliorant la flexibilité et la formation des actifs. [Réponse à la problématique] C'est donc la combinaison de ces deux piliers qui permet de s'attaquer à la fois aux causes conjoncturelles et structurelles du non-emploi. [Ouverture] Toutefois, face à l'urgence climatique, on peut s'interroger sur la capacité de ces politiques traditionnelles à accompagner la mutation vers des "emplois verts", dont les besoins en compétences diffèrent radicalement des modèles industriels classiques.

Points forts de ce corrigé pour vos élèves :

·         Utilisation des documents : Chaque sous-partie fait référence à un document (1 à 4) comme demandé dans la consigne.

·         Vocabulaire spécifique : Demande effective, corrélation, coût horaire, appariement, flexibilisation.

·         Logique démonstrative : Passage constant de l'idée théorique à l'exemple concret ou au mécanisme économique.

 

 

Grille d'évaluation : Dissertation de SES

 

Voici une proposition de grille de notation critériée, conçue pour être à la fois rigoureuse pour l'enseignant et transparente pour l'élève. Elle suit les barèmes officiels du Baccalauréat (notée sur 20 points).

📊 Grille d'Évaluation : Dissertation de SES

Sujet : Comment les différentes politiques permettent-elles de lutter contre le chômage ?

1. Introduction (4 points)

Critères

Indicateurs de réussite

Points

Accroche

Amène le sujet de façon pertinente (actualité, donnée chiffrée).

0,5

Définition

Définit rigoureusement le chômage (BIT/Insee) et les politiques.

1

Problématique

Pose une question centrale qui lie causes et solutions.

1,5

Annonce de plan

Présente les deux grandes parties de manière logique.

1

2. Développement - Fond et argumentation (8 points)

Critères

Indicateurs de réussite

Points

Maîtrise théorique

Distinction claire entre chômage conjoncturel (Keynes) et structurel (Néoclassiques).

3

Mécanismes

Explication précise des chaînes causales (ex: baisse des taux \ hausse investissement \emploi).

3

Vocabulaire

Utilisation correcte des termes : demande effective, flexibilité, appariement, coût du travail.

2

3. Exploitation du dossier documentaire (4 points)

Critères

Indicateurs de réussite

Points

Sélection

Utilisation de tous les documents du dossier (Doc 1 à 4).

1

Traitement

Analyse des données (calculs simples, lecture de corrélation) et non simple paraphrase.

2

Intégration

Le document vient appuyer l'argument et n'est pas "parachuté".

1

4. Conclusion et forme (4 points)

Critères

Indicateurs de réussite

Points

Synthèse

Résume les points clés de la démonstration sans les répéter.

1,5

Réponse & Ouverture

Réponse claire à la problématique + ouverture pertinente (ex: transition écologique).

1,5

Forme

Qualité de la langue, présence de transitions, structure apparente.

1

💡 Conseils pour la correction (Les "Bonus/Malus")

·         Le "Bonus" Expert : L'élève qui parvient à montrer que les politiques peuvent être contradictoires (ex: la baisse des dépenses publiques pour réduire le déficit peut affaiblir la demande globale) mérite une valorisation de la note.

·         Le "Malus" Classique : L'oubli d'un document ou la confusion entre politique d'offre et politique de demande doit être pénalisé significativement (au moins -2 points sur le critère concerné).

Analyse de la structure (Visualisation)

Pour aider vos élèves à comprendre l'équilibre de leur copie, vous pouvez leur montrer ce schéma de la structure attendue.

Sciences Economiques et Sociales (SES) - FICHE DE REMÉDIATION : Dissertation et politiques de l'emploi

Une remédiation efficace en SES doit permettre à l'élève d'identifier si sa lacune est méthodologique (savoir-faire), théorique (savoirs) ou analytique (exploitation de données).

Voici une fiche de remédiation ciblée sur le thème du chômage et de la dissertation.

🚩 FICHE DE REMÉDIATION : Dissertation et politiques de l'emploi

Objectif : Comprendre ses erreurs et s'entraîner sur les points fragiles pour progresser au prochain devoir.

I. Diagnostic : Pourquoi ma note est-elle insuffisante ?

Cochez la case qui correspond à votre situation après lecture des commentaires du professeur :

·         [ ] Lacune A : J'ai confondu les types de chômage (conjoncturel / structurel).

·         [ ] Lacune B : J'ai cité les documents sans les analyser ou j'en ai oublié.

·         [ ] Lacune C : Mes paragraphes sont trop courts ou ne sont pas argumentés (manque de liens logiques).

·         [ ] Lacune D : Je n'ai pas fait de plan ou mon plan est hors-sujet.

II. Exercices de mise à niveau

Exercice 1 : Maîtriser les concepts (Cible Lacune A)

Reliez chaque politique à sa logique économique :

Politique

Type de chômage visé

Logique économique

Baisse des taux d'intérêt

..............................

Stimuler l'investissement et la consommation.

Allègement des cotisations

..............................

Réduire le coût du travail pour les entreprises.

Formation aux métiers verts

..............................

Résoudre l'inadéquation des compétences (appariement).

Hausse des dépenses publiques

..............................

Soutenir la demande effective (Keynes).

Exercice 2 : Faire parler les chiffres (Cible Lacune B)

Transformez ces données brutes en phrases d'analyse (utilisez des outils statistiques) :

Donnée : En 2022, le taux de chômage des non-diplômés est de 16 %, contre 5 % pour les diplômés du supérieur.

·         Phrase d'analyse (Écart) : "Le taux de chômage des non-diplômés est ................. fois plus élevé que celui des diplômés du supérieur."

·         Argumentation : "Cela montre que le diplôme protège du chômage et que la lutte contre le chômage passe par ...................................."

Exercice 3 : Construire l'argumentation AEI (Cible Lacune C)

Remettez dans l'ordre ce paragraphe argumentatif sur la flexibilisation :

1.        (Illustration) : Par exemple, les lois "Travail" ont facilité les ruptures de contrat pour inciter les PME à recruter en CDI sans crainte.

2.        (Affirmation) : La flexibilisation du marché du travail est un levier pour réduire le chômage structurel.

3.        (Explication) : En rendant la législation moins rigide, les entreprises peuvent adapter plus facilement leurs effectifs aux variations de la demande, ce qui lève les freins à l'embauche.

Ordre correct : ___ \ ___ \ ___

III. Mémo-méthode : La "Check-list" de survie

Avant de rendre votre copie, vérifiez toujours :

1.        Introduction : Ai-je bien défini le chômage et annoncé mon plan ?

2.        Documents : Ai-je cité au moins un chiffre de chaque document ?

3.        Connecteurs : Ai-je utilisé "Cependant", "Par conséquent", "De plus" pour lier mes idées ?

4.        Transition : Ai-je fait une phrase de lien entre ma partie I et ma partie II ?

IV. Le défi du "Petit Expert"

Rédigez en 5 lignes le mécanisme suivant : "Comment une baisse du taux d'intérêt directeur peut-elle, in fine, faire baisser le nombre de chômeurs ?"

(Utilisez les mots : Crédit, Demande globale, Production, Emploi).

 

CORRIGE DE LA FICHE DE REMÉDIATION

 

Voici le corrigé de la fiche de remédiation. Il est conçu pour être synthétique afin que l'élève comprenne immédiatement la logique attendue.

✅ CORRIGÉ DE LA FICHE DE REMÉDIATION

I. Exercice 1 : Maîtriser les concepts (Savoirs)

Politique

Type de chômage visé

Logique économique

Baisse des taux d'intérêt

Conjoncturel

Stimuler l'investissement et la consommation via le crédit.

Allègement des cotisations

Structurel

Réduire le coût du travail pour favoriser l'embauche (bas salaires).

Formation aux métiers verts

Structurel

Résoudre l'inadéquation des compétences (appariement).

Hausse des dépenses publiques

Conjoncturel

Soutenir la demande effective (logique keynésienne).

II. Exercice 2 : Faire parler les chiffres (Savoir-faire)

·         Phrase d'analyse (Coefficient multiplicateur) : "Le taux de chômage des non-diplômés (16 %) est 3,2 fois plus élevé que celui des diplômés du supérieur (5 %)." (Calcul : $16 / 5 = 3,2$).

·         Argumentation : "Cela montre que le diplôme est un rempart contre la précarité et que la lutte contre le chômage passe par l'investissement dans le capital humain (formation)."

III. Exercice 3 : Construire l'argumentation AEI (Méthode)

Ordre correct : 2 \3 \1

1.        (A) Affirmation (n°2) : On pose l'idée (la flexibilisation réduit le chômage).

2.        (E) Explication (n°3) : On explique le "pourquoi" (l'employeur a moins peur d'embaucher s'il peut ajuster ses effectifs).

3.        (I) Illustration (n°1) : On donne l'exemple concret (Lois Travail / ruptures de contrat).

IV. Le défi du "Petit Expert" (Rédaction de mécanisme)

Proposition de corrigé :

"Une baisse du taux d'intérêt directeur facilite l'accès au crédit pour les ménages et les entreprises. Cela stimule la demande globale (consommation et investissement). Pour répondre à cette demande, les entreprises augmentent leur volume de production, ce qui les incite à créer des emplois et fait ainsi baisser le chômage."

💡 Conseil final pour l'élève

Si tu as réussi l'exercice 1 mais échoué à l'exercice 3, ton problème n'est pas ton cours, mais ta méthode de rédaction. Entraîne-toi à utiliser des connecteurs logiques ("donc", "ainsi", "parce que") pour lier tes phrases.

 

 

Sciences Economiques et Sociales (SES) - Épreuve Composée - Partie 2 : Étude d'un document (6 points)

Voici une proposition d'exercice de type Épreuve Composée 2 (EC2) Etude d’un document. Pour cet exercice, j'ai conçu un tableau à double entrée typique de ce qui est attendu au Baccalauréat, mêlant des données de nature différente (taux de chômage et part dans le chômage total) pour tester leur vigilance.

Épreuve Composée - Partie 2 : Étude d'un document (6 points)

Sujet : Vous présenterez le document puis vous comparerez la situation face au chômage selon l'âge et le niveau de diplôme.

Document : Taux de chômage et structure du chômage en France (données fictives inspirées de l'Insee, 2023)

Niveau de diplôme

Catégorie d'âge

Taux de chômage (en %)

Part dans le chômage total (en %)

Sans diplôme

15-24 ans

45,2

12,5

 

25-49 ans

18,5

18,0

Baccalauréat

15-24 ans

22,1

15,4

 

25-49 ans

8,2

22,1

Diplôme supérieur (Bac+2 et plus)

15-24 ans

10,5

6,5

 

25-49 ans

4,8

25,5

Ensemble

Total

7,2

100

Aide à la résolution (Questions de guidage)

1.        Présentation (2 pts) : Donnez la source, la date, le lieu, l'idée principale et l'unité des données.

2.        Analyse (4 pts) :

o        Faites une phrase avec la donnée "45,2".

o        Comparez l'impact du diplôme pour une même tranche d'âge.

o        Comparez l'impact de l'âge pour un même niveau de diplôme.

o        Piège à éviter : Quelle est la différence entre le "taux de chômage" (colonne 3) et la "part dans le chômage total" (colonne 4) ?

Corrigé type

1. Présentation du document

Il s'agit d'un tableau statistique présentant le taux de chômage et la structure du chômage en France selon deux critères : l'âge et le niveau de diplôme. Les données sont exprimées en pourcentage. Le document permet d'observer les inégalités face au risque de chômage.

2. Analyse et comparaisons

·         Lecture de donnée : En France, en 2023, sur 100 actifs âgés de 15 à 24 ans et n'ayant aucun diplôme, environ 45 sont au chômage.

·         Comparaison selon le diplôme : Le diplôme est une protection majeure. Pour les 15-24 ans, le taux de chômage des sans-diplôme (45,2 %) est plus de 4 fois supérieur à celui des diplômés du supérieur (10,5 %).

·         Comparaison selon l'âge : À diplôme égal (Baccalauréat), les jeunes sont plus touchés que leurs aînés. Le taux de chômage des 15-24 ans (22,1 %) est environ 2,7 fois plus élevé que celui des 25-49 ans (8,2 %).

·         Distinction cruciale : On remarque que si les diplômés du supérieur ont le taux de chômage le plus faible (4,8 % pour les 25-49 ans), ils représentent pourtant une part importante des chômeurs totaux (25,5 %). Cela s'explique par le fait qu'ils sont très nombreux dans la population active totale.

Conseil pédagogique :

Cet exercice est excellent pour travailler la distinction entre taux (probabilité d'être au chômage) et part (composition du groupe des chômeurs). C'est souvent là que les élèves perdent des points.

 

Sciences Economiques et Sociales (SES) - Script Vidéo : "Taux vs Part : Ne plus jamais se tromper"

Pour lever cette confusion qui coûte cher en points le jour du bac, voici un script de vidéo courte (type "Reel" ou "TikTok éducatif") que vous pouvez lire en classe, ou transformer en infographie textuelle.

🎬 Script Vidéo : "Taux vs Part : Ne plus jamais se tromper"

Durée estimée : 1 minute 30

Scène 1 : L'accroche (0:00 - 0:15)

(Face caméra, ton dynamique)

"Salut les futurs bacheliers ! Vous avez un tableau de SES devant vous et vous lisez : '10 %'. Est-ce que c'est un taux ou est-ce que c'est une part ? Si vous confondez les deux, votre analyse est fausse. On décrypte ça tout de suite."

Scène 2 : Le Taux = Le risque (0:15 - 0:40)

(Texte à l'écran : LE TAUX = LE RISQUE)

"Le taux de chômage, c'est une probabilité. Il répond à la question : Sur 100 personnes de cette catégorie, combien sont au chômage ?

Si le taux chez les jeunes est de 22 %, ça veut dire que si je prends 100 jeunes actifs, 22 n'ont pas de boulot. C'est un indicateur de difficulté."

Scène 3 : La Part = Le morceau du gâteau (0:40 - 1:10)

(Texte à l'écran : LA PART = LE MORCEAU DU GÂTEAU)

"La part dans le chômage total, c'est la composition. On prend l'ensemble des chômeurs (le gâteau entier) et on regarde qui est dedans.

Vous pouvez avoir un groupe qui a un faible risque d'être au chômage (taux bas), mais qui est tellement nombreux dans la population qu'il représente un gros morceau des chômeurs (part élevée). C'est le cas des diplômés du supérieur !"

Scène 4 : L'exemple qui tue (1:10 - 1:25)

(Schéma rapide à l'écran)

"Imaginez :

·         Les astronautes : Ils sont 10. 5 sont au chômage. Leur taux est énorme (50 %). Mais dans la France entière, ils ne représentent qu'une part minuscule des chômeurs.

·         Les employés : Ils sont des millions. Même si leur taux est bas (5 %), ils sont tellement nombreux qu'ils forment la plus grosse part des chômeurs de France."

Scène 5 : Conclusion (1:25 - 1:30)

"Retenez : Le taux mesure l'intensité d'un problème, la part mesure la structure d'un groupe. Allez, vérifiez bien vos titres de colonnes et bon courage pour l'EC2 !"

📊 Version infographie textuelle (À distribuer)

Concept

Question posée

Ce que cela mesure

Exemple du tableau

LE TAUX

"Sur 100 actifs du groupe, combien sont chômeurs ?"

L'intensité du risque de chômage.

45,2 % des jeunes sans diplôme sont au chômage (Risque maximal).

LA PART

"Sur 100 chômeurs, combien appartiennent à ce groupe ?"

La contribution du groupe au total.

Les diplômés (25-49 ans) représentent 25,5 % du total des chômeurs.

💡 Le piège à éviter : Ne dites jamais "La part de chômage des jeunes est de 45 %". Dites : "Le taux de chômage des jeunes est de 45 %" OU "Les jeunes représentent une part de X % dans le chômage total".

 

 

Sciences Economiques et Sociales (SES) - Script Vidéo Mini-Test : "Taux" ou "Part" ?

Voici un mini-test de vérification immédiate, conçu pour être réalisé en 2 minutes à la fin du cours ou après le visionnage du script.

⏱️ Mini-Test : "Taux" ou "Part" ?

Consigne : Complétez les phrases suivantes en choisissant le terme approprié. Justifiez mentalement votre choix.

1.        En France, les ouvriers représentent une __________ de 23 % dans l'ensemble de la population active, mais leur __________ de chômage est bien plus élevé que celui des cadres.

2.        Si l'on dit que 45 % des jeunes non-diplômés sont sans emploi, on exprime ici un __________ de chômage, car on mesure le risque pour cette catégorie précise.

3.        Les femmes constituent une __________ de 52 % du total des demandeurs d'emploi, même si leur __________ de chômage est aujourd'hui très proche de celui des hommes.

 

✅ Corrigé et Justification pour l'élève

1.        En France, les ouvriers représentent une PART (on regarde leur place dans le total) de 23 % dans l'ensemble de la population active, mais leur TAUX (leur risque d'être au chômage) de chômage est bien plus élevé que celui des cadres.

2.        Si l'on dit que 45 % des jeunes non-diplômés sont sans emploi, on exprime ici un TAUX de chômage, car on mesure le risque pour cette catégorie précise (sur 100 jeunes non-diplômés, 45 sont chômeurs).

3.        Les femmes constituent une PART de 52 % du total des demandeurs d'emploi (on divise le gâteau des chômeurs), même si leur TAUX de chômage (la probabilité qu'une femme active soit au chômage) est aujourd'hui très proche de celui des hommes.

📝 Le conseil de l'expert :

"Pour ne plus vous tromper, remplacez le mot par 'risque' ou 'morceau'. Si vous pouvez dire 'le risque de chômage est de...', alors c'est un TAUX. Si vous pouvez dire 'ce groupe est un morceau de...', alors c'est une PART."

 

 

Épreuve composée

 

Cette épreuve comprend trois parties :

Partie 1 - Mobilisation des connaissances : il est demandé au candidat de répondre à la question en faisant appel à ses connaissances acquises dans le cadre du programme.

Partie 2 - Étude d'un document : il est demandé aux candidats de répondre aux questions en mobilisant ses connaissances acquises dans le cadre du programme et en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse, de collecte et de traitement de l'information.

Partie 3 - Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire : il est demandé au candidat de traiter le sujet :

- en développant un raisonnement ;

- en exploitant les documents du dossier ;

- en faisant appel à ses connaissances personnelles ;

- en composant une introduction, un développement, une conclusion.

 

II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

 

 

Première partie : Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Vous montrerez que la différenciation des produits peut expliquer le commerce entre pays comparables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième partie : Étude d’un document (6 points)

 

 

Évolution de la part des innovations dans le domaine de l’environnement (en % des innovations totales) et des émissions de gaz à effet de serre (en milliards de tonnes de CO2) dans les pays de l’Union européenne

 

 

Questions :

 

1. À l’aide de données du document, vous caractériserez l’évolution de la part des innovations dans le domaine de l’environnement entre 1990 et 2018, au sein de l’Union européenne. (2 points)

 

2. À l’aide du document et de vos connaissances, vous expliquerez comment l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance économique. (4 points)

 

 

 

 

 

 

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

 

Cette partie comporte trois documents.

 

Sujet : À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l’évolution de la structure socioprofessionnelle en France s’explique par plusieurs facteurs.

 

DOCUMENT 1

 

Évolution de la part de la catégorie socioprofessionnelle des personnes en emploi de 1982 à 2021 (en %)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DOCUMENT 2

 

Le rapprochement des taux d’activité des femmes et des hommes constitue l’une des grandes transformations sociales des 80 dernières années. […] Les années 1970 marquent un tournant. L’allongement de la scolarité des filles à partir des années 1950 et, plus globalement, le mouvement d’émancipation des femmes font que ces dernières se portent de plus en plus sur le marché du travail officiel. La France, en pleines Trente Glorieuses, a aussi besoin de bras. À partir des années 1980, le taux d’activité des hommes se stabilise, mais celui des femmes continue sur sa lancée, en dépit du ralentissement économique. L’écart entre les taux d’activité des femmes et des hommes, qui était de 50 points en 1931, n’est plus que de dix points à la fin des années 2000. […] À cet âge [25-49 ans], exercer une activité rémunérée est la condition de l’autonomie économique et un élément essentiel du statut social. Au milieu des années 1970, la quasi-totalité des hommes de 25 à 49 ans sont actifs (97 %), mais ce n’est le cas que de 60 % des femmes. Quarante ans plus tard, en 2010, le taux d’activité féminin a grimpé à 85 %. La place des femmes dans la société a été bouleversée.

 

Source : Centre d’observation de la société, « Activité des hommes et des femmes, le rapprochement interrompu », 19 décembre 2022.

 

 

DOCUMENT 3

 

Au début du XIXe siècle, la France est un pays à prédominance paysanne et rurale, où les agriculteurs exploitants, les artisans et petits commerçants formaient la majorité de la population au travail. […] C’est donc bien à une « métamorphose 1» que l’on va assister au cours des années d’industrialisation et de développement pour parvenir au XXe siècle à une situation où le salariat […] concerne la très grande majorité des actifs. […] La France est donc entrée avec retard par rapport aux autres pays industriels les plus développés dans le schéma de la salarisation accentuée des sociétés postindustrielles. En 1955, les non-salariés représentent encore près d’un tiers du total des actifs. […] Au recensement de 1990, ils ne sont plus qu’un actif sur huit et à l’Enquête Emploi de 1997, moins d’un sur 9. Ce sont principalement les exploitants agricoles qui contribuent à la baisse du nombre (et de la part) des non-salariés dans la population active.

[…] L’avènement de la société salariale s’affirme donc totalement au cours des « Trente Glorieuses », sans correspondre à un triomphe de la condition ouvrière : les travailleurs manuels ont été débordés 2  , lors de cette généralisation du salariat, par les catégories tertiaires d’employés et de cadres.

 

Source : O. MARCHAND, « Salariat et non salariat dans une perspective historique », Économie et Statistique, 1998.

 

1. Référence au livre de Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale, Fayard, 1995.

2. Dépassés en effectif.

 

 

 

 

 

 

 

CORRIGE

 

Première partie : Epreuve Composée 1 (EC1) Mobilisation des connaissances (4 points)

 

Vous montrerez que la différenciation des produits peut expliquer le commerce entre pays comparables.

Pour ce sujet de mobilisation des connaissances (EC1), l'enjeu est de dépasser les théories traditionnelles (Smith, Ricardo, HOS) pour expliquer le commerce intra-branche.

Voici une proposition de corrigé structurée, conforme aux exigences de l'examen, mettant l'accent sur les mécanismes microéconomiques qui soutiennent les flux macroéconomiques.

Corrigé : La différenciation des produits et le commerce entre pays comparables

Introduction

Si les théories classiques expliquent le commerce par les différences de productivité ou de dotations factorielles, elles peinent à justifier l'intensité des échanges entre pays aux niveaux de développement similaires (comme la France et l'Allemagne). Pour comprendre ce phénomène, il faut mobiliser la notion de différenciation des produits, qui transforme une situation de concurrence de prix en une concurrence par les caractéristiques.

I. La différenciation horizontale : la demande de variété

Le commerce entre pays comparables s'explique d'abord par la différenciation horizontale. Dans ce cas, les produits sont de même qualité et de même prix, mais présentent des caractéristiques différentes (design, image de marque, options).

·         Le mécanisme : Les consommateurs/consommatrices des pays développés ont un "goût pour la diversité". Ils/elles ne se contentent plus d'un produit standardisé.

·         L'effet sur le commerce : Pour satisfaire cette demande de variété sans que les entreprises locales n'aient à produire tous les types de variantes possibles (ce qui serait inefficace), les pays s'échangent des produits similaires.

·         Exemple : Un-e consommateur-trice français-e peut préférer une Renault tandis qu'un Allemand choisira une Volkswagen, bien que les deux voitures soient de gamme équivalente.

II. La différenciation verticale : la hiérarchie des gammes

Le commerce entre pays comparables repose également sur la différenciation verticale, où les produits sont distingués par leur qualité perçue ou réelle.

·         Le mécanisme : Les pays se spécialisent dans des segments de gamme différents (bas, moyen ou haut de gamme) au sein d'une même filière.

·         L'effet sur le commerce : Cela permet aux pays de répondre à des structures de demande hétérogènes en fonction du pouvoir d'achat ou des préférences des segments de population.

·         Exemple : Dans le secteur de l'électroménager, l'Italie peut exporter des produits de design moyen de gamme vers l'Allemagne, tandis que l'Allemagne exporte des produits de haute technicité vers l'Italie.

III. Synthèse : L'obtention d'économies d'échelle

La différenciation des produits est intimement liée à l'existence d'économies d'échelle.

1.       En se spécialisant sur une seule variété de produit (grâce à la différenciation), une entreprise peut produire en plus grandes quantités.

2.       Cela réduit son coût unitaire de production.

3.       Le commerce international devient alors le moyen d'élargir le marché : l'entreprise vend sa variété spécifique au monde entier, tandis que le consommateur national accède aux variétés produites à l'étranger.

Conclusion

Pour conclure, la différenciation des produits explique le commerce intra-branche entre pays comparables en transformant le marché mondial en une structure de concurrence monopolistique. Chaque firme détient un "monopole" sur sa variante, mais reste en concurrence avec les autres, favorisant ainsi un échange mutuellement bénéfique basé sur la diversité plutôt que sur la différence de ressources.

Développement approfondi sur les économies d’échelle

Le lien entre différenciation des produits et économies d'échelle est au cœur des "nouvelles théories du commerce international" (notamment les travaux de Paul Krugman).

Pour un élève de Terminale, l'enjeu est de comprendre que la différenciation n'est pas seulement une stratégie marketing, mais une nécessité économique pour rendre la production rentable sur un marché mondial.

Voici un développement approfondi que vous pouvez intégrer à votre corrigé ou utiliser comme support de cours.

Focus : Le rôle central des économies d'échelle dans le commerce de produits différenciés

Dans le cadre de la concurrence pure et parfaite (CPP), on suppose souvent des rendements constants. Or, dans la réalité des échanges entre pays comparables (Nord-Nord), les entreprises font face à des rendements d'échelle croissants.

1. Le mécanisme de baisse du coût unitaire

L'existence de coûts fixes importants (Recherche & Développement, conception d'un design spécifique, campagnes publicitaires pour différencier la marque) impose de produire en grandes quantités.

·         Le principe : Plus le volume de production d'une variété spécifique de produit augmente, plus le coût fixe est réparti sur un grand nombre d'unités.

·         Conséquence : Le coût moyen (ou unitaire) diminue. C'est ce qu'on appelle une économie d'échelle.

2. L'impossible production de toutes les variétés au niveau national

Si un pays voulait produire lui-même toutes les variétés de produits demandées par ses consommateurs-trices (tous les modèles de voitures, tous les types de smartphones), il produirait chaque variante en petites quantités.

·         Les coûts unitaires seraient alors extrêmement élevés car les économies d'échelle ne seraient pas atteintes.

·         La production nationale serait inefficace et trop coûteuse pour la consommatrice/le consommateur.

3. La spécialisation par variété et l'échange international

C'est ici que le commerce international intervient comme solution :

·         La spécialisation étroite : Au lieu de produire un peu de tout, les entreprises de pays comparables se spécialisent sur un nombre restreint de segments ou de variétés (ex: la France sur les voitures de luxe ou citadines, l'Allemagne sur les berlines haut de gamme).

·         L'allongement des séries : En se spécialisant, l'entreprise peut servir non seulement son marché national, mais aussi le marché mondial. Elle atteint ainsi la taille critique nécessaire pour réaliser des économies d'échelle massives.

·         Le gain pour la consommatrice/le consommateur : Le commerce international permet de combiner deux avantages qui semblent contradictoires :

1.       Des prix plus bas (grâce aux économies d'échelle réalisées par la spécialisation mondiale).

2.       Une diversité de choix plus grande (car lla consommatrice/le consommateur a accès aux variétés produites par les entreprises de tous les pays partenaires).

Synthèse pour l'élève

"Le commerce entre pays comparables ne repose pas sur ce que l'on possède (dotations), mais sur ce que l'on construit (la spécialisation sur une variété). En différenciant son produit, l'entreprise s'assure une niche de marché mondiale qui lui permet d'augmenter ses volumes de production, de baisser ses coûts grâce aux économies d'échelle, et donc d'être compétitive face à des pays ayant pourtant le même niveau de développement."

Conseil pédagogique :

Pour illustrer ce point, l'exemple de l'industrie aéronautique (Airbus vs Boeing) est souvent parlant : la différenciation est telle et les coûts fixes si colossaux qu'il est indispensable de vendre au monde entier pour que chaque appareil produit soit rentable.

 

Développement approfondi sur la concurrence monopolistique

La concurrence monopolistique (théorisée notamment par Edward Chamberlin et intégrée au commerce international par Paul Krugman) est le cadre théorique qui permet de lier logiquement la différenciation des produits et les économies d'échelle.

Voici un paragraphe de synthèse que vous pouvez intégrer à votre corrigé pour lui donner une dimension théorique de haut niveau.

III. La concurrence monopolistique : le cadre de synthèse du commerce entre pays comparables

Pour lier la différenciation des produits aux économies d’échelle, il faut mobiliser le concept de concurrence monopolistique. Ce modèle de marché hybride s'écarte de la concurrence pure et parfaite pour mieux coller à la réalité des échanges entre pays comparables.

·         Le principe du "petit monopole" : Grâce à la différenciation (qu’elle soit de marque, de design ou de technicité), chaque entreprise parvient à rendre son produit unique aux yeux des consommateurs/consommatrices. Elle dispose alors d'un certain pouvoir de marché, agissant comme un "monopoleur" sur sa propre variété. Cela lui permet de fixer un prix supérieur au coût marginal.

·         La pression de la concurrence : Cependant, ce monopole est limité car il existe des substituts proches produits par d'autres firmes (nationale ou étrangères). L'entreprise reste donc en situation de concurrence.

·         L'articulation avec les économies d'échelle : Dans ce cadre, le commerce international offre un débouché mondial à chaque "variété monopolistique". En vendant sa version spécifique du produit à l'échelle de la planète, l'entreprise peut rentabiliser ses coûts fixes massifs (R&D, marketing) et réaliser des économies d’échelle qu'elle ne pourrait obtenir sur un marché national trop étroit.

·         Le gain final : Le commerce entre pays comparables ne repose donc plus sur l'exploitation de différences naturelles (dotations), mais sur la création volontaire de différences (variétés). Il en résulte une situation où la consommatrice/le consommateur bénéficie à la fois d'une grande diversité de produits (grâce à la multiplication des firmes en concurrence) et de prix plus bas (grâce à la baisse des coûts unitaires permise par l'accès au marché mondial).

Note pour vos élèves : Vous pouvez leur préciser que c'est ce modèle qui explique pourquoi nous importons des voitures allemandes tout en exportant des voitures françaises : nous n'échangeons pas des produits différents (théorie HOS), nous échangeons des variétés différentes d'un même produit.

 

Fiche de Synthèse : La différenciation des produits et le commerce entre pays comparables

Voici une synthèse structurée, prête pour les élèves de Terminale. Ce plan est conçu pour répondre aux exigences de l'épreuve de mobilisation des connaissances (EC1) ou pour servir de base à un raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (EC3).

Problématique : Comment expliquer que des pays ayant des dotations factorielles et des niveaux de développement similaires s'échangent des produits appartenant à la même branche d'activité ?

I. La recherche de la variété : la différenciation horizontale et verticale

Le commerce entre pays comparables est majoritairement un commerce intra-branche (échange de produits similaires). Il repose sur la stratégie des firmes visant à s'extraire de la concurrence par les prix.

·         La différenciation horizontale (variété) : Les produits sont de même qualité et de même prix, mais diffèrent par leurs caractéristiques secondaires (design, couleur, image de marque).

o        Mécanisme : Les consommateurs/consommatrices ont un « goût pour la diversité ».

o        Conséquence : Les pays s'échangent des variantes différentes d'un même produit (ex: échange de voitures de même gamme entre la France et l'Italie).

·         La différenciation verticale (gamme) : Les produits sont hiérarchisés par leur qualité ou leur contenu technologique.

o        Mécanisme : Les pays se spécialisent dans des segments de gamme spécifiques.

o        Conséquence : Un pays peut exporter du haut de gamme et importer du bas de gamme (ex: l'Allemagne exporte des machines-outils de haute précision et importe des composants standards).

II. L'impératif des économies d’échelle : produire pour le monde

La différenciation n'est viable économiquement que si elle s'accompagne d'un élargissement du marché.

·         La baisse du coût unitaire : La production de produits différenciés nécessite des coûts fixes importants (R&D, marketing, design). Pour que ces produits soient rentables, l'entreprise doit produire en larges quantités afin d'étaler ces coûts fixes.

·         L'extension du marché : Le marché national est souvent trop étroit pour atteindre la taille critique. Le commerce international permet de vendre une seule et même variété à une échelle mondiale.

·         Le cercle vertueux : La spécialisation sur une variété permet des économies d'échelle, qui entraînent une baisse du coût moyen, augmentant ainsi la compétitivité-prix de la firme sur le marché mondial.

III. La synthèse par la concurrence monopolistique

Ce modèle théorique explique la structure des échanges entre pays comparables en combinant les deux points précédents.

·         Un pouvoir de marché hybride : Chaque firme est en situation de "monopole" sur sa propre variété (grâce à la différenciation), mais reste en "concurrence" avec les autres variétés disponibles sur le marché mondial.

·         Le gain mutuel de l'échange :

o        Pour les entreprises : Accès à des économies d'échelle et à des profits plus élevés grâce à leur niche.

o        Pour les consommateurs : Accès à une plus grande diversité de produits à des prix potentiellement plus bas que si chaque pays produisait toutes les variétés de manière autarcique.

À retenir : Le commerce entre pays comparables ne repose pas sur les différences naturelles (dotations), mais sur des différences construites par les firmes. La différenciation crée la demande, et les économies d'échelle permettent de satisfaire cette demande de manière efficiente.

 


Grille de Correction : Mobilisation des connaissances (4 points)

Pour une Épreuve Composée 1 (EC1), la grille doit permettre d'évaluer la capacité de l'élève à mobiliser des connaissances de manière structurée et précise, sans pour autant exiger le formalisme d'une dissertation.

Voici une proposition de grille de correction critériée, calibrée sur les attentes du baccalauréat (notée généralement sur 4 points).

Grille de Correction : Mobilisation des connaissances (4 points)

Sujet : Montrez que la différenciation des produits peut expliquer le commerce entre pays comparables.

Critères d'évaluation

Indicateurs de réussite (Niveau Expert)

Barème indicatif

Compréhension du sujet et définitions

Le candidat / la candidate définit précisément : commerce entre pays comparables (flux Nord-Nord) et différenciation (horizontale/verticale).

/ 1 pt

Mécanismes de la différenciation

Le candidat / la candidate explique comment la demande de variété des consommateurs et la spécialisation de gamme génèrent des flux croisés (commerce intra-branche).

/ 1,5 pts

Lien avec les économies d'échelle

Le candidat / la candidate montre que la différenciation permet d'atteindre une taille critique sur le marché mondial, réduisant le coût unitaire.

/ 1 pt

Qualité de l'expression et structure

Utilisation d'un vocabulaire économique rigoureux et présence d'une structure logique (paragraphes distincts).

/ 0,5 pt

Détail des attendus par niveau (pour le feedback aux élèves) :

·         Niveau A (3,5 - 4 pts) : La réponse est complète. Le lien entre différenciation, économies d'échelle et commerce intra-branche est explicite. L'élève mentionne la distinction entre différenciation horizontale et verticale.

·         Niveau B (2,5 - 3 pts) : Les mécanismes sont compris mais le lien avec les économies d'échelle est superficiel ou la distinction entre les types de différenciation est absente.

·         Niveau C (1 - 2 pts) : Le candidat a compris qu'on échange des produits similaires mais ne parvient pas à expliquer pourquoi (absence de mécanismes économiques clairs).

·         Niveau D (0 pt) : Hors-sujet ou simple paraphrase de la question.

Schéma de synthèse pour l'auto-correction

Pour aider vos élèves à visualiser la logique globale, vous pouvez leur projeter ou leur distribuer ce schéma conceptuel.

Le "Petit Plus" de l'expert :

Pour valoriser les copies, j'incite souvent les élèves à mentionner brièvement que ce type d'échange remet en cause les théories classiques du libre-échange (Ricardo/HOS) qui prédisaient que l'on n'échangeait que ce que l'on ne savait pas faire soi-même.

 

Checklist Lexicale -  Courte liste de termes lexicaux indispensables placer dans la copie pour obtenir la note maximale

En Sciences Economiques et Sociales (SES), la maîtrise du lexique spécifique est souvent le "marqueur" qui permet à la correctrice/ au correcteur de distinguer une copie de bon niveau d'une copie d'expert.

Voici la "Checklist Lexicale" que vous pouvez distribuer aux élèves. S'ils cochent ces 8 termes en les utilisant correctement, ils s'assurent la note maximale sur le plan de la rigueur scientifique.

📑 Les Incontournables du Lexique (Sujet : Différenciation & Commerce)

Terme à placer

Pourquoi est-il indispensable ?

Commerce intra-branche

Il définit l'objet même du sujet : l'échange de produits similaires appartenant à la même branche d'activité.

Différenciation horizontale

Pour expliquer l'échange de produits de même gamme mais de caractéristiques différentes (goût pour la variété).

Différenciation verticale

Pour expliquer l'échange entre gammes différentes (qualité, technicité, prestige).

Économies d'échelle

C'est le moteur productif : la baisse du coût unitaire grâce à l'augmentation du volume de production.

Coûts fixes

Ils justifient le besoin d'économies d'échelle (R&D, marketing, design) que seul le marché mondial peut amortir.

Concurrence monopolistique

C'est le cadre théorique : la firme est seule sur sa variété (monopole) mais en compétition avec les autres (concurrence).

Demande de variété

Elle explique le comportement du consommateur qui sature des produits standardisés et cherche la diversité.

Compétitivité hors-prix

C'est la finalité de la différenciation : gagner des parts de marché sur la qualité, l'innovation ou l'image, et non sur le prix bas.


💡 Le conseil "Expert" pour mes élèves

Je leur suggère souvent d'utiliser la méthode AEI (Affirmer, Expliciter, Illustrer) pour chaque terme. Par exemple :

·         Affirmer : Le commerce entre pays comparables repose sur la différenciation horizontale.

·         Expliciter : Cela signifie que les entreprises proposent des variétés différentes pour un même niveau de gamme afin de répondre au goût pour la diversité des consommateurs.

·         Illustrer : C'est le cas lorsqu'un consommateur français achète une Fiat (italienne) tandis qu'un Italien achète une Peugeot (française).

 

 

 

CORRIGE Epreuve composée 2 : Étude d'un document (6 points)

Voici une proposition de corrigé pour cette Épreuve Composée 2 (EC2). Comme vous le savez, cet exercice évalue la double capacité de l'élève à extraire des informations d'un document (lecture et calcul) et à mobiliser ses connaissances théoriques pour répondre à une problématique de cours.

Corrigé EC2 : Étude d'un document (6 points)

Question 1 : Caractérisation de l'évolution (2 points)

 

1. À l’aide de données du document, vous caractériserez l’évolution de la part des innovations dans le domaine de l’environnement entre 1990 et 2018, au sein de l’Union européenne. (2 points)

Attentes : La candidate/le candidat doit identifier la tendance globale, les ruptures éventuelles et utiliser des données chiffrées précises (calculs simples recommandés).

Proposition de rédaction :

Entre 1990 et 2018, la part des innovations environnementales au sein de l'Union européenne connaît une progression globale, bien que marquée par deux phases distinctes :

·         Une phase de croissance forte (1990-2012) : La part de ces innovations dans le total des innovations est passée de X % en 1990 à un sommet de Y % en 2012 (soit une multiplication par environ [Calcul] ou une hausse de [Points de pourcentage]). Cette période traduit une prise de conscience écologique croissante et des incitations publiques (accords de Kyoto, prix du carbone).

·         Une phase de stabilisation, voire de léger repli (2012-2018) : Après 2012, la part stagne ou reflue légèrement pour s'établir à Z % en 2018. Malgré ce ralentissement relatif, le niveau reste nettement supérieur à celui de 1990.

Note correcteur / correctrice: Veillez à ce que l'élève ne confonde pas la "part des innovations" (pourcentage) avec le "nombre total d'innovations" (volume).

Question 2 : Innovation et limites écologiques de la croissance (4 points)

 

2. À l’aide du document et de vos connaissances, vous expliquerez comment l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance économique. (4 points)

Attentes : L'élève doit mobiliser le document (corrélation inverse entre innovation verte et émissions de CO2) et ses connaissances sur le progrès technique endogène et la soutenabilité.

Proposition de structuration (Argumentation en deux temps) :

1. Le constat du document : une corrélation inverse

Le document montre que l'augmentation de la part des innovations environnementales s'accompagne d'une baisse tendancielle des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l'UE, qui passent de [Donnée 1990] à [Donnée 2018] milliards de tonnes de CO2. Cela suggère que le progrès technique permet de décorréler partiellement la production de ses externalités négatives.

2. Les mécanismes théoriques (connaissances)

L'innovation permet de reculer les limites de la croissance de trois manières :

·         L'augmentation de l'efficacité énergétique (Innovation de procédé) : En produisant davantage avec moins de ressources (matières premières, énergie), l'innovation réduit la pression sur le capital naturel. C'est le passage à une croissance plus intensive et moins prédatrice.

·         La substitution du capital (Soutenabilité faible) : Selon les partisans de la soutenabilité faible, le progrès technique (capital fixe/humain) peut remplacer le capital naturel défaillant. Par exemple, l'innovation dans les énergies renouvelables remplace le stock de ressources fossiles épuisables.

·         La transition vers une économie décarbonée (Innovation de produit) : L'apparition de nouveaux produits (voitures électriques, nouveaux matériaux de construction) permet de maintenir la consommation et la croissance tout en limitant les rejets de CO2, repoussant ainsi le spectre de la "stagnation séculaire" liée aux limites écologiques.


Grille d'évaluation rapide pour vos élèves (Barème de 6 points)

Critères

Éléments de réussite

Points

Q1 : Lecture & Calculs

Utilisation de données de début et fin de période + calcul d'écart ou de coefficient.

/ 1

Q1 : Analyse

Identification de la tendance (hausse) et de la rupture (palier après 2012).

/ 1

Q2 : Exploitation Doc

Mise en évidence du lien entre hausse innovation et baisse du CO2.

/ 1

Q2 : Connaissances

Mobilisation des termes : Progrès technique, externalités, efficacité, soutenabilité.

/ 2

Structure & Lexique

Clarté du raisonnement et usage rigoureux des termes SES.

/ 1

Conseil pour les élèves : Rappelez-leur que si l'innovation aide à "reculer" les limites, elle peut aussi générer un "effet rebond" (le gain d'efficacité est compensé par une hausse de la consommation), ce qui constitue une excellente nuance pour conclure leur réponse.

 

Fiche Méthode "Flash": Corrélation n'est pas Causalité

C'est un point de vigilance crucial pour l'épreuve de SES. De nombreux élèves commettent l'erreur d'affirmer qu'une variable provoque l'autre simplement parce qu'elles évoluent de concert sur un graphique.

Voici une Fiche Méthode "Flash" conçue pour être glissée dans le classeur de révisions.

📝 Fiche Méthode : Corrélation n'est pas Causalité

Réussir l'analyse de documents en EC2 et Épreuve de Raisonnement (EC3).

1. Définir les termes pour ne plus se tromper

·         La Corrélation : C'est un constat statistique. On observe que deux variables évoluent simultanément (soit dans le même sens : corrélation positive ; soit en sens inverse : corrélation négative).

·         La Causalité : C'est un lien de détermination. On affirme que la variation de la variable A entraîne (cause) la variation de la variable B.

2. Les 3 pièges de l'interprétation automatique

Face à deux courbes qui semblent liées (comme l'innovation verte et la baisse du CO2), l'élève doit se poser trois questions :

1.        Le sens de la flèche : Est-ce A qui cause B, ou B qui cause A ?

o        Exemple : Est-ce l'innovation qui réduit le CO2, ou est-ce la réglementation sur le CO2 qui force les entreprises à innover ? (Souvent, c'est une relation circulaire).

2.        La variable cachée (effet cigogne) : Existe-t-il un troisième facteur (C) qui explique l'évolution des deux autres ?

o        Exemple : Une politique publique massive de transition écologique peut stimuler l'innovation ET réduire le CO2 simultanément.

3.        La corrélation fortuite : Deux variables peuvent évoluer de la même façon par pur hasard.

3. Comment rédiger sans prendre de risques ? (Le lexique de sécurité)

Pour obtenir les points sans s'exposer à une critique de rigueur scientifique, apprenez à vos élèves à utiliser les bonnes formules :

·         À éviter (trop risqué) : "Le document prouve que l'innovation fait baisser le CO2."

·         À privilégier :

o        "On observe une corrélation négative entre..."

o        "Les deux variables semblent évoluer de manière concomitante..."

o        "Le document suggère un lien entre... ce que la théorie économique de la soutenabilité faible confirme par ailleurs."

🛠 Exercice d'application rapide (à faire au tableau)

Énoncé : "On observe que lorsque les ventes de crème glacée augmentent, les coups de soleil augmentent aussi."

·         Corrélation : Positive (les deux augmentent).

·         Causalité : Est-ce que manger une glace donne un coup de soleil ? Non.

·         Variable cachée : Le soleil/la chaleur (facteur météo).

Conseil pédagogique : Dans le cadre du sujet sur l'innovation verte, expliquez-leur que le document montre la corrélation, mais que ce sont leurs connaissances de cours (le progrès technique qui améliore l'efficacité énergétique) qui permettent de démontrer la causalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CORRIGE

 

Troisième partie : Epreuve Composée 3 (EC3) Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

Ce dossier permet de couvrir l'intégralité des mécanismes attendus pour une EC3. Le document 1 donne la description quantitative (le "quoi"), tandis que les documents 2 et 3 fournissent les explications qualitatives (le "pourquoi").

Voici le corrigé complet, rédigé avec la rigueur attendue d'un élève de Terminale visant une note d'excellence.

Corrigé EC3 : Les facteurs d'évolution de la structure socioprofessionnelle en France

Sujet : À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l’évolution de la structure socioprofessionnelle en France s’explique par plusieurs facteurs.

Introduction

Depuis le début des Trente Glorieuses, la structure socioprofessionnelle française a connu une véritable « métamorphose » (Doc 3). La répartition des actifs au sein des Catégories Socioprofessionnelles (PCS) n'est plus la même qu'en 1950. Si les agriculteurs et les ouvriers dominaient autrefois, la société actuelle est marquée par la montée des cadres et des employés. Problématique : Quels sont les facteurs économiques, technologiques et sociaux qui expliquent ces mutations de la structure sociale en France ? Nous montrerons d'abord l'importance de la tertiarisation et du progrès technique, avant d'analyser le rôle de la salarisation, de l'élévation des qualifications et de la féminisation.

I. Les mutations économiques : tertiarisation et progrès technique

L'évolution de la structure sociale s'explique d'abord par un basculement des secteurs d'activité.

·         Le recul des secteurs primaire et secondaire : Le document 3 souligne que la France est passée d'une société rurale à une société industrielle, puis post-industrielle. Le progrès technique (mécanisation, automatisation) a drastiquement réduit le besoin de main-d'œuvre dans l'agriculture et l'industrie.

·         La montée du tertiaire : Le document 1 illustre cette tendance : alors que les ouvriers et les agriculteurs déclinent, les employés (souvent dans les services) et les cadres progressent. En 2021, les cadres représentent environ [donnée Doc 1] % de l'emploi total, contre seulement [donnée Doc 1] % en 1982.

·         La polarisation et qualification : Le progrès technique « biaisé » favorise les emplois qualifiés. Le besoin croissant en expertise pour gérer les nouvelles technologies explique l'explosion du groupe des Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS).

II. La salarisation et le déclin des indépendants

Un deuxième facteur majeur est la généralisation du rapport salarial comme norme d'emploi.

·         L'avènement de la « société salariale » : Selon le document 3, les non-salariés (indépendants) représentaient près d'un tiers des actifs en 1955, contre moins d'un sur neuf à la fin des années 1990.

·         Le recul des PCS traditionnelles : Ce sont principalement les exploitants agricoles et les artisans/commerçants qui ont vu leurs effectifs fondre au profit du salariat. Ce mouvement s'explique par la concentration des entreprises (grandes surfaces, firmes agro-industrielles) qui transforment d'anciens indépendants en salariés.

·         Conséquence sociale : Le salariat est devenu le vecteur de la protection sociale et de la stabilité, modifiant profondément le rapport au travail des Français.

III. Féminisation et élévation du niveau de diplôme

Enfin, les mutations démographiques et sociales ont transformé la composition interne des PCS.

·         La révolution du travail féminin : Le document 2 montre que le taux d'activité des femmes de 25-49 ans est passé de 60 % en 1975 à 85 % en 2010. Cette entrée massive s'est faite majoritairement dans le secteur tertiaire, renforçant les effectifs des employés et des professions intermédiaires.

·         L'effet de la scolarisation : L'allongement de la scolarité (Doc 2) a permis aux femmes, mais aussi à l'ensemble de la population, d'accéder à des emplois plus qualifiés. La hausse du capital humain explique pourquoi le groupe des cadres a "débordé" (Doc 3) celui des ouvriers en effectifs. En 2021 (Doc 1), les cadres sont désormais plus nombreux que les ouvriers, symbolisant la fin du "triomphe de la condition ouvrière".

Conclusion

En conclusion, la structure socioprofessionnelle française a été façonnée par la convergence de plusieurs dynamiques : la tertiarisation de l'économie portée par le progrès technique, la généralisation du salariat, et les transformations sociales liées à la féminisation et à la hausse des qualifications. Ces évolutions dessinent une société plus diplômée et plus féminisée, mais aussi plus polarisée entre emplois hautement qualifiés et services de proximité.

 

💡 Le conseil "Expert" pour les élèves :

Dans la partie III, insistez sur le fait que la féminisation n'est pas qu'un changement de "nombre" (plus de femmes), mais qu'elle a radicalement changé le profil des PCS "Employés" (très féminisées) et a permis le renouvellement des "Professions Intermédiaires" (santé, éducation).

 

 

Grille d’évaluation critériée: Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

Pour une Épreuve Composée 3 (EC3) sur 10 points, l'évaluation doit être à la fois globale et analytique. Il s'agit de valoriser la capacité de l'élève à construire une argumentation cohérente en croisant ses connaissances avec les informations des documents.

Voici une proposition de grille critériée, directement utilisable pour la correction ou pour l'auto-évaluation des élèves.

Grille d'évaluation : Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

Sujet : L’évolution de la structure socioprofessionnelle en France s’explique par plusieurs facteurs.

Critères d'évaluation

Indicateurs de réussite (Attendus)

Barème

Introduction

Accroche pertinente, définitions (PCS, structure socioprofessionnelle), problématique claire et annonce du plan.

1,5 pt

Utilisation des connaissances

Mobilisation des concepts : Tertiarisation, Progrès technique, Salarisation, Féminisation, Qualification. Explication des mécanismes.

3,5 pts

Exploitation des documents

Extraction de données chiffrées du Doc 1 (lecture de % et calculs d'écarts). Utilisation des arguments du Doc 2 (femmes) et du Doc 3 (salariat).

3 pts

Structure du raisonnement

Organisation en paragraphes distincts, présence de transitions, respect du plan annoncé.

1 pt

Conclusion

Synthèse des arguments principaux et réponse directe à la problématique.

1 pt

Détail des points de vigilance (Feedback élèves)

1. La maîtrise des données chiffrées (Document 1)

Pour obtenir les points "Exploitation des documents", l'élève doit impérativement :

·         Faire des phrases de lecture correctes : "En 2021, selon l'INSEE, les cadres représentaient environ 21 % de la population en emploi."

·         Effectuer des calculs simples : Comparer 1982 et 2021 en utilisant des points de pourcentage ou des coefficients de multiplication (ex: "La part des cadres a presque doublé en 40 ans").

2. Le lien entre Document et Cours (La causalité)

L'élève ne doit pas se contenter de citer les documents. Il doit faire le pont :

·         Exemple : "Le Document 1 montre une baisse de la part des ouvriers. Le cours explique cela par le progrès technique (automatisation) et la tertiarisation de l'économie."

3. Les nuances théoriques (Le "Bonus" Expert)

Une excellente copie saura mentionner que :

·         Le recul des non-salariés (Doc 3) s'explique par la fin de la société paysanne et artisanale au profit de la grande entreprise.

·         La féminisation (Doc 2) n'est pas seulement un changement de volume, mais aussi un changement qualitatif de la demande de travail vers les métiers du soin et du service.

Erreurs éliminatoires (À surveiller) :

·         Confondre "PCS" et "Secteur d'activité" (même s'ils sont liés).

·         Recopier intégralement des phrases des documents sans les expliquer.

·         Oublier de citer les numéros des documents utilisés.

Tableau de correspondance qui montre quel argument de cours doit être associé à quel document

C'est une étape cruciale pour l'épreuve de Raisonnement (EC3). Les élèves ont souvent tendance à traiter le cours d'un côté et les documents de l'autre, sans jamais les faire dialoguer.

Ce tableau de correspondance est l'outil idéal pour les aider à construire leurs paragraphes selon la méthode Argument (Cours) + Preuve (Document) + Explication (Mécanisme).

🗺️ Tableau de correspondance : Faire dialoguer le cours et les documents

Argument de cours (Le "Pourquoi")

Document(s) à mobiliser (La "Preuve")

Mécanisme économique ou social à expliquer

La Tertiarisation

Doc 1 (Hausse des Employés) & Doc 3 (Essor des catégories tertiaires)

Le déversement de la main-d'œuvre du secteur primaire/secondaire vers les services (progrès technique).

Le Progrès technique et la Qualification

Doc 1 (Forte hausse des Cadres / Baisse des Ouvriers)

Le progrès technique est "biaisé" : il détruit les tâches routinières (ouvriers) et favorise les tâches complexes (cadres).

La Salarisation

Doc 3 (Recul des non-salariés, fin de la prédominance paysanne)

Le déclin de l'indépendance (agriculteurs, petits commerçants) au profit du contrat de travail salarié dans les grandes firmes.

La Féminisation

Doc 2 (Hausse du taux d'activité des femmes de 60% à 85%)

L'émancipation des femmes et l'allongement de leur scolarité leur ouvrent les portes du marché du travail, surtout dans le tertiaire.

L'Élévation du niveau de diplôme

Doc 2 (Allongement de la scolarité) & Doc 1 (Montée des professions intellectuelles)

La massification scolaire permet de répondre aux besoins de compétences élevées des entreprises modernes.

💡 Conseil méthodologique pour le brouillon : La technique du "Pont"

Expliquez aux élèves que chaque paragraphe de leur développement doit être un pont entre leur cerveau (le cours) et la feuille d'examen (les documents).

·         Poteau 1 (Le Cours) : "Le progrès technique transforme les emplois."

·         Le Tablier (Le Document) : "On le voit dans le document 1 où la part des cadres passe de X% à Y%."

·         Poteau 2 (L'Analyse) : "C'est parce que les nouvelles technologies demandent des compétences que seuls les cadres et les diplômés (mentionnés dans le doc 2) possèdent."

🚀 Exercice d'entraînement rapide pour les élèves

Demandez-leur de rédiger une seule phrase qui combine une donnée du Document 1 et une explication du Document 3.

Exemple de réponse attendue :

"L'avènement de la société salariale décrit dans le document 3 se traduit statistiquement dans le document 1 par la domination des catégories de salariés (employés et cadres) qui représentent désormais la majorité de l'emploi, au détriment des agriculteurs exploitants dont la part s'est effondrée."

Liste de "connecteurs logiques" indispensables pour lier ces arguments dans une dissertation

C'est la touche finale indispensable. En SES, la qualité du raisonnement ne dépend pas seulement des idées, mais de la manière dont elles sont articulées. Les connecteurs logiques sont les "signaux" qui permettent à la correctrice/ au correcteur de suivre le fil de la démonstration sans effort.

Voici une sélection de connecteurs classés par fonction stratégique pour une EC3.

🔗 La Boîte à Outils : Connecteurs Logiques pour l'EC3

1. Pour introduire un facteur ou une idée nouvelle

·         Tout d’abord / En premier lieu : Idéal pour lancer votre première grande partie sur la tertiarisation.

·         Par ailleurs / De surcroît : Pour ajouter un facteur supplémentaire (par exemple, passer de la tertiarisation à la féminisation).

·         De plus / En outre : Pour compléter un argument au sein d'un même paragraphe.

2. Pour lier le Document au Cours (Le moment clé)

·         Comme l’illustre le document 1...

·         Ce constat statistique est confirmé par...

·         En s’appuyant sur les données du document 2, on remarque que...

·         Cette évolution trouve son explication théorique dans...

3. Pour expliquer un mécanisme (La causalité)

·         Dès lors / Par conséquent : Pour montrer l'effet d'un changement (ex: le progrès technique, dès lors, les besoins en cadres augmentent).

·         Ce phénomène s’explique par...

·         En d’autres termes... (pour reformuler une idée complexe).

·         Il en résulte que...

4. Pour nuancer ou opposer (La finesse du raisonnement)

·         Toutefois / Cependant : Pour apporter une nuance (ex: la hausse des cadres, toutefois les inégalités de genre persistent).

·         Bien que...

·         À l’inverse / À contrario : Pour opposer deux évolutions (ex: la hausse des cadres à l'inverse du déclin des ouvriers).

💡 Le conseil "Expert" : Éviter le "catalogue"

Dites à vos élèves qu'une bonne EC3 ne doit pas ressembler à une liste de courses ("D'abord il y a ça, ensuite il y a ça, et aussi ça").

Utilisez des transitions à la fin de chaque partie pour créer un pont logique :

"Si l'évolution des emplois est portée par des mutations technologiques (le progrès technique), elle est également indissociable des transformations profondes de la population active, à commencer par sa féminisation."

Récapitulatif de votre dossier pédagogique :

Nous avons désormais un kit complet pour cette EC3 :

1.      Le plan détaillé (I, II, III).

2.      L'analyse des documents (Doc 1, 2 et 3).

3.      La grille de correction critériée.

4.      Le tableau de correspondance (Cours/Doc).

5.      Les connecteurs logiques.

Souhaitez-vous que je génère une version "Fiche Méthode" synthétique de tout ce dossier à imprimer directement pour vos élèves ?

 

 

 

FICHE MÉTHODE de synthèse : Réussir l' Epreuve Composée 3 (EC3) Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire en SES

Voici une Fiche Méthode de Synthèse conçue pour être claire, aérée et directement imprimable. Elle regroupe l'essentiel pour réussir l'EC3 en SES sur la structure socioprofessionnelle.

🎓 FICHE MÉTHODE : Réussir l' Epreuve Composée 3 (EC3) Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire en SES

Sujet : L’évolution de la structure socioprofessionnelle en France s’explique par plusieurs facteurs.

1. La Structure de votre argumentation

Une épreuve de raisonnement (10 points) doit être organisée. Utilisez ce plan pour structurer votre devoir :

·         INTRODUCTION : Accroche + Définitions (PCS, Structure sociale) + Problématique + Annonce du plan.

·         AXE 1 : Les mutations économiques (Le "Quoi"). Expliquez la tertiarisation et le rôle du progrès technique (Doc 1 & 3).

·         AXE 2 : Les mutations du travail (Le "Comment"). Analysez la salarisation et le déclin des indépendants (Doc 3).

·         AXE 3 : Les mutations sociales (Le "Qui"). Abordez la féminisation et l'élévation des qualifications (Doc 1 & 2).

·         CONCLUSION : Synthèse des idées et réponse finale à la problématique.

2. Tableau de Bord : Arguments & preuves

Ne citez pas les documents, utilisez-les pour prouver vos idées de cours.

Argument (Cours)

Preuve (Document)

Mécanisme clé

Tertiarisation

Doc 1 : Hausse des employés.

Passage d'une économie industrielle aux services.

Progrès Technique

Doc 1 : Hausse des cadres / Baisse ouvriers.

Automatisation → besoin de hautes qualifications.

Salarisation

Doc 3 : Recul des non-salariés (1/3 en 1955).

Fin du monde paysan et essor des grandes entreprises.

Féminisation

Doc 2 : Taux d'activité (60% → 85%).

Émancipation et besoin de main-d'œuvre tertiaire.

Scolarisation

Doc 2 : Allongement des études.

Hausse du capital humain → montée en gamme des PCS.

3. Boîte à outils : Lexique & connecteurs

🔑 Termes impératifs (À souligner dans votre copie) :

·         PCS : Professions et Catégories Socioprofessionnelles.

·         Salarisation : Augmentation de la part des salariés dans la population active.

·         Tertiarisation : Augmentation de la part du secteur tertiaire dans le PIB et l'emploi.

·         Qualification : Ensemble des compétences acquises par la formation ou l'expérience.

🔗 Connecteurs stratégiques :

·         Pour lier au document : "Comme l’illustre le document 1...", "Ce constat est corroboré par le texte 3..."

·         Pour expliquer : "Dès lors...", "Ce phénomène s'explique par...", "Par conséquent..."

·         Pour nuancer : "Toutefois...", "Néanmoins...", "À l'inverse..."

4. Check-list avant de rendre votre copie

·         [ ] J'ai défini les termes dès l'introduction.

·         [ ] J'ai utilisé des chiffres précis du Document 1 (ex: "X % en 1982").

·         [ ] J'ai fait au moins un calcul simple (écart en points, coefficient multiplicateur).

·         [ ] J'ai cité les documents par leur numéro (ex: "Selon le document 2...").

·         [ ] Mon écriture est lisible et mes paragraphes sont bien séparés.

Conseil du prof : La structure sociale n'est pas figée. Elle est le miroir des transformations de l'école, de la technologie et de la place des femmes dans notre société. Soyez précis !

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