Sciences
Economiques et Sociales (SES) –
Science économique
Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?
Cours de sciences économiques et sociales de seconde
générale et technologique (BAC
2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de
Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des
administrations, gestion des associations, économie sociale et
solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz ,
l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz
© Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer
Pour aborder le cours de Sciences Economiques
et Sociales (SES) – Science économique Chapitre 3 : Comment se forment les
prix sur un marché ?, concentrons-nous sur la mécanique de base : la
formation de la demande et de l'offre.
1. La formation de la demande
(Côté consommatrice/ consommateur)
La demande représente la quantité d'un bien
ou d'un service que les agents économiques souhaitent acheter pour un prix
donné.
·
La loi de la
demande : En règle générale, la
demande est une fonction décroissante du prix. Plus le prix augmente,
plus la quantité demandée diminue (effet de substitution ou baisse du pouvoir
d'achat).
· Les déterminants : Au-delà du prix, la demande dépend des revenus, des goûts, et du prix des produits substituables ou complémentaires.
2. La formation de l'offre
(Côté producteur)
L'offre est la quantité de biens ou services
que les entreprises sont prêtes à vendre sur le marché.
·
La loi de
l'offre : Contrairement à la demande,
l'offre est une fonction croissante du prix. Plus le prix est élevé,
plus la perspective de profit augmente, incitant les entreprises à produire
davantage.
·
Les
déterminants : L'offre dépend
principalement des coûts de production (matières premières, salaires) et de la
technologie disponible.
3. Étude de cas ludique :
"Le Marché des Sneakers de Collection"
Pour rendre ce cours interactif (format
"Super Professeur"), voici une activité rapide à réaliser en classe
ou en formation :
Le Scénario : Une édition limitée d'une paire de baskets "Eco-Trend" sort sur le marché.
1.
Phase 1
(Demande) : Demandez aux élèves :
"Qui achète la paire à 50 € ? À 200 € ? À 500 € ?" Observez
l'effondrement du nombre de mains levées à mesure que le prix grimpe.
2.
Phase 2
(Offre) : Incarnez le fabricant. Si
le prix du marché est de 50 €, vous ne couvrez pas vos frais de cuir vegan
(offre faible). S'il monte à 500 €, vous ouvrez trois usines supplémentaires
(offre forte).
3.
Phase 3
(L'équilibre) : Visualisez le point
de rencontre où le nombre de baskets produites correspond exactement au nombre
de fans prêts à payer le prix affiché.
Pourquoi est-ce important ?
Comprendre ces mécanismes permet aux futurs entrepreneurs et gestionnaires de :
· Anticiper les réactions du marché face à une variation de prix.
· Optimiser leur stratégie commerciale (positionnement prix).
· Comprendre l'impact des taxes ou des subventions sur l'économie réelle.
PREPA BAC spécialité Sciences
Economiques et Sociales (SES) première générale
Première partie : Mobilisation de connaissances et traitement de
l’information (10 points)
Science économique
Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?
Cours de sciences économiques et sociales de seconde
générale et technologique (BAC
2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de
Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des
administrations, gestion des associations, économie sociale et
solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz ,
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Objectifs
du cours / objectifs d’apprentissage
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Que dois-je savoir faire ? |
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Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre,
maîtriser) ? |
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But pédagogique et structure du
chapitre
• Ce
troisième chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » correspond au second questionnement de la
partie « Science économique » du programme officiel.
• Ce
chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » est construit de façon à fournir au professeur
et à ses élèves des documents qui permettent une acquisition progressive des
connaissances et savoir-faire inscrits au programme, dont certains peuvent
sembler d’un niveau d’abstraction élevé pour des élèves qui découvrent les
sciences économiques et sociales.
• La
structure du chapitre a été conçue en suivant au plus près celle des
indications du programme. Nous l’avons par ailleurs scindé en deux parties afin
d’offrir au professeur la possibilité de revenir sur les acquis du chapitre à
mi-parcours.
Plan
du cours
I. La formation de la
demande et de l’offre sur un marché
II. La fixation et
l’ajustement du prix d’équilibre sur un marché
III. La demande fait
varier les prix
IV. Les conséquences de la variation de l’offre sur les prix
V. Les effets de la mise en place d’une taxe et d’une subvention sur
l’équilibre du marché
Introduction
Acheteuses/acheteurs et vendeuses/vendeurs
entrent en relation et réalisent des échanges sur des marchés dont les formes
sont variées. L’offre
et la
demande varient en fonction des prix pratiqués sur ces marchés.
En économie, un marché
ne se limite pas à un lieu physique d'échange ; il s'agit plutôt d'un mécanisme
ou d'une plateforme, qu'elle soit tangible ou abstraite, où interagissent les
acheteurs (représentant la demande) et les vendeurs (représentant l'offre) dans
le but d'échanger des biens ou des services, généralement contre une somme
d'argent. Cette interaction constitue le fondement même de la formation des
prix. Autrefois principalement des lieux de rassemblement physique pour les
producteurs et les consommateurs, les marchés ont évolué pour englober des
plateformes abstraites, y compris numériques, où les transactions commerciales
ont lieu sans nécessiter de présence physique. Cette transformation souligne la
fonction durable du marché en tant que mécanisme de coordination entre l'offre
et la demande, un rôle qui persiste indépendamment de la nature physique ou
virtuelle de l'espace d'échange.
Au-delà de sa fonction d'échange, le marché joue un
rôle essentiel dans l'allocation efficace des ressources rares au sein d'une
économie. Les prix qui émergent de l'interaction entre l'offre et la demande
agissent comme des signaux cruciaux, reflétant la rareté relative et la valeur
perçue des différents biens et services. Un prix élevé pour un bien ou un
service indique une rareté ou une forte demande, encourageant les consommateurs
à en user avec parcimonie et incitant les producteurs à en offrir davantage.
Inversement, un prix bas peut signaler une abondance ou une faible demande.
Cette fonction de signalisation des prix est donc vitale pour orienter les
décisions des consommateurs quant à leurs achats et celles des producteurs
quant à leur production.
I. La formation de la demande et de
l’offre sur un marché
.
Un marché est
le lieu de rencontre (réel ou fictif) de la demande et de l’offre d’un bien ou
d’un service particulier dans le but de réaliser un échange. La demande est la quantité que les acheteurs sont prêts
à acquérir pour un certain prix. L’offre
est la quantité de produits que les vendeurs souhaitent vendre à un prix
donné.
Demande
et offre déterminent la quantité produite de chaque bien ou service, et le prix
auquel il sera vendu. La quantité demandée varie selon le prix. Cette relation
est illustrée par la courbe de demande. La quantité offerte dépend du prix. La
relation entre quantité et offre est illustrée par la courbe d’offre.
Une multitude de marchés concrets
En éteignant son réveil, qui est aussi son téléphone
portable ce matin, Sublima élève de première, s’aperçoit que celui-ci lui
propose une application « bourse », déjà installée, qui donne les
évolutions des cours de quelques marchés boursiers dont celui de l’entreprise qui
fabrique ce même téléphone. Il/elle a aussi reçu une notification pour une
vente de stocks de chaussures de sport de sa marque préférée qui va ouvrir à 19
heures. Ce mercredi matin il/elle n’a exceptionnellement pas cours, mais ses
parents lui ont laissé une liste d’achats à faire au marché paysan en
agriculture raisonnée et bio, sur lequel ils ont rarement le temps
d’aller : 1kg de kaki, 250g ou 500g de mâche en fonction du prix, 1kg
d’épinards s’ils sont en deçà de 8€/kilo, 1 radis noir, 1kg de potimarron, 2
poireaux, 500 g de panais, et une tête d’ail rose, c’est la fin de l’automne. Il/elle
a un budget de 30 euros. En allant sur la place du marché elle passe devant une
enseigne de bricolage. Comme tous les matins il y a des personnes qui attendent
un éventuel artisan ou particulier qui cherche de la main d’œuvre. Sur le
marché paysan, les producteurs affichent les kakis à 4€/kg, la mâche à 7€/500g,
les épinards feuilles à 7€ /kg, le potimarron à 2,50€/kg, le poireau à 2,50/kg,
le panais à 3€/kilo, le radis noir à 2,50€ la pièce, et l’ail rose en vrac à
12€/ kilo. Il/elle peut acheter tout ce qui est sur la liste, mais de justesse
pour les kakis qui ont visiblement eu un grand succès ce matin. C’est lourd,
trop volumineux, il ne lui reste que 2,50 € et le sentiment que les prochains
repas vont être très sains, mais pas toujours à son goût … En rentrant chez lui/elle
il/elle passe devant le camion à pizzas
et utilise sa monnaie pour s’en acheter une part, délicieuse … Si les prix des
parts de pizza sont les mêmes dans son quartier, il/elle préfère quand même le
pizzaiolo qui s’installe le mercredi et le samedi ! Il/elle se dépêche car
dans son lycée, la maison des lycéens organise une bourse d’échange de livres,
mangas et BD et il/elle aimerait bien échanger certains de ses mangas offerts,
et qui ne lui plaisent pas, contre d’autres plus à son goût. L’opération
connaît un grand succès et il récupère de bonnes lectures.
Marché journalier et mondial des actions, marché
totalement dématérialisé sur le net d’entreprises de déstockages, marché du
travail, marché hebdomadaire du village ou du quartier où l’on trouve fruits,
légumes et autres produits, marché de la pizza produite dans un camion de type
truck, marché d’objets sous forme de troc … Notre élève a croisé dans sa
journée différents types de marché, à des niveaux différents : mondiaux,
nationaux ou locaux, matérialisés ou dématérialisés, centralisés ou de gré à
gré.
Complément pour le professeur
Ces marchés concrets sont des
institutions qui seront abordées de ce point de vue en première spécialité Sciences
Economiques et Sociales (SES)..
II. La fixation et l’ajustement du prix
d’équilibre sur un marché
Le
prix
sur un marché concurrentiel tend vers le prix d’équilibre, où la quantité offerte est égale
à la quantité demandée. Cette quantité est la quantité d’équilibre.
Si
le prix est au-dessous de son niveau d’équilibre, il y a une pénurie
qui fait monter le prix jusqu’au niveau d’équilibre. Si le prix est au-dessus,
il y a un surplus
qui fait baisser le prix jusqu’au niveau d’équilibre.
Qu’est-ce qu’un marché concurrentiel ?
Le point commun à cet ensemble de marchés est le
regroupement d’un ensemble d’acheteuses/acheteurs et de vendeuses/vendeurs qui
échangent des biens et des services à un prix résultant de leurs interactions. On
utilise aussi le terme d’offreurs pour les vendeurs et de demandeurs pour les
acheteurs. Le marché
est donc un mode de coordination des échanges économiques entre les hommes.
Sur un marché de type concurrentiel, pour un produit donné, les acteurs sont
preneurs de prix. Cela signifie que leur comportement individuel ne peut pas
influencer le niveau de prix du marché.
Complément pour la/le professeur
Le marché n’est pas le seul mode
coordination des échanges, (file d’attente par exemple) mais celui qui a tout
d’abord retenu l’attention des penseurs de l’analyse économique depuis ses
débuts, bien évidemment avec Adam Smith, Karl Marx, Léon Walras, Alfred
Marshall, mais aussi déjà dans une préhistoire de la science économique, avec
Richard Cantillon par exemple. Montrer aux élèves la diversité des marchés
auxquels nous sommes confrontés chaque jour est une porte d’entrée vers le
questionnement du programme sur le fonctionnement de ces marchés, et notamment
sur la formation du prix d’échange. L’observation et l’évocation de quelques
cas concrets doit permettre de passer à l’étape de l’abstraction ou de la
stylisation, c’est à dire celui de la pensée. A la suite du chapitre
introductif, les élèves seront familiarisés avec le concept de modèle ce qui
permettra de justifier le passage du monde réel au monde pensé. Cet aspect est
essentiel pour que les élèves ne fassent pas de confusion entre la réalité qui
les entoure et les travaux scientifiques qui permettent de l’expliquer. Un
modèle n’est pas et ne peut pas être la réalité, qui est trop complexe (voir le
focus sur le rôle des hypothèses et la modélisation). Le choix du programme de
seconde est d’aborder la question du marché du point de vue de l’économiste, et
de comprendre ce que son regard particulier offre à la compréhension de ce
phénomène. Bien évidemment ce regard n’épuise pas le réel. Il y a une approche
historique, politique, sociologique, anthropologique, juridique, géographique
etc., du marché. Cependant, la richesse des croisements de ces multiples
regards ne peut se faire que par la nécessaire maîtrise des approches
particulières de chacune de ces disciplines, en allant du simple vers le
complexe.
La question du programme de seconde est
donc de savoir comment rendre compte du phénomène de la fixation des prix dans
un cadre concurrentiel, c’est-à-dire le modèle de marché le plus simple en
science économique. Le cadre concurrentiel sera défini par le fait que les
agents sont preneurs de prix pour un produit défini (voir le focus sur la
concurrence). Comment se fait-il que le prix de l’ail rose en vrac ou de la
part de pizza soient les mêmes d’un vendeur à un autre, et très peu éloignés
pour les autres produits de la liste ne notre agent ? Comment expliquer le
niveau des prix et leur évolution au cours de la saison ? L’ail rose était
beaucoup plus cher au mois de juin et son prix n’a pas cessé de baisser depuis
…
Pourquoi n’y avait-il quasiment plus de
kakis sur le marché ? Ces questions peuvent être résolues par
l’utilisation de modèles très simples et très anciens (apparus dès le milieu du
XIXème). Le programme de seconde offre ainsi la possibilité de comprendre des
modèles et des mécanismes très simples en économie, avec des possibilités de résolution
graphiques et sans mathématisation. Cela permet de donner des clés pour
comprendre des phénomènes actuels et d’ouvrir les questionnements sur des
phénomènes plus complexes en utilisant la boite à outils de base en
microéconomie.
III. La demande fait varier les prix
Une
augmentation de
la demande provoque à la fois une hausse du prix d’équilibre et de la quantité
d’équilibre. Une diminution de la demande fait baisser à la fois le
prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.
Parmi
les variables à l’origine du déplacement de la courbe de demande, deux sont de
nature spécifiquement économique : les variations de revenus et les variations des prix des autres
biens.
Comment
expliquer le comportement des acheteuses/acheteurs : la « loi de la demande »,
un détour par la modélisation
Complément
pour le professeur
Le premier modèle qui est à mobiliser est
celui de la courbe de demande, mis en évidence en 1838 par Augustin Cournot
puis par Jules Dupuit. On appelle souvent « loi de la demande » la
relation décroissante qui est alors établie entre les variations des prix et
des quantités demandées. Depuis la présentation faite par Alfred Marshall en
1890, les prix sont en ordonnée et les quantités en abscisse.
La quantité demandée par un acheteur correspond à la quantité de biens
qu’il désire se procurer pour un prix donné, tous les autres déterminants de la
demande étant donnés (les goûts, le budget, le nombre d’acheteurs par exemple).
On appelle plan de demande l’ensemble des relations entre prix et
quantités pour un bien donné. L’agrégation des plans de demande
individuels donne la demande du marché. La mise en avant d’un plan de demande
permet de montrer que les actions sont potentielles avant d’être effectives. Si
l’environnement ne change pas chaque acheteur connaît la quantité qu’il
souhaite demander en fonction du prix. L’agrégation des demandes individuelles
ne va pas de soi en ce qui concerne les outils mathématiques, mais c’est une
simplification qui permet là encore de modéliser ce qui se passe sur un marché.
Par exemple nous pouvons imaginer toutes choses
égales par ailleurs le plan de demande d’Osmin pour les kakis
Tableau 1 : Plan de demande d’Osmin pour les kakis


Appelé abricot du Japon, le kaki est un
fruit originaire d’Asie et plus particulièrement de l’est de la Chine. Il est
arrivé en Europe il y a environ 1 000 ans. En France, on le trouve notamment
dans les départements du Gard et de l’Ardèche.
Le kaki est issu d’un arbre appelé le
plaqueminier. Il en existe plus de 3 000 variétés dont la « Rojo
Brilante » que l’on trouve dans la région de Valence, en Espagne, et qui
bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée.
Source : https://agriculture.gouv.fr/cette-saison-osez-le-kaki
A partir de ce plan de demande, nous
pouvons visualiser sur un graphique avec les quantités en abscisse et les prix
en ordonnée la relation entre les prix et les quantités demandées.
Graphique 1 : Demande de kaki d’Osmin

Pour chaque prix donné par le marché, Osmin
a un plan de demande en fonction de ses goûts et de son revenu notamment. Pour
un prix de marché de 2€ il prévoit une quantité achetée de 1 kg 500, mais pour
un prix de 4€, sa demande décroît et n’est plus que de 1 kg, à 6€ le kilo il n’en
consommera que 0,5 kg et il n’en consommera plus à partir de 8€ le kilo. Le
raisonnement est assez intuitif, plus le prix diminue, plus la contrainte de
budget se desserre, et plus cela dégage des possibilités d’achat
supplémentaires, toutes choses égales par ailleurs. A l’inverse, quand
le prix augmente les acheteuses/acheteurs vont réduire leurs achats. Quand le
prix varie, on peut trouver graphiquement les nouvelles quantités demandées en
se déplaçant sur la courbe de demande.
Une autre acheteuse Nadia,
restauratrice, a un plan de demande correspondant elle aussi à ses revenus et à
la saison, entre autres. Ses prévisions d’achat sont différentes.

Nous pouvons maintenant tracer sur le
même graphique la demande de Nadia.

Nous pouvons remarquer que nos deux
consommateurs n’ont pas la même sensibilité au prix. Nadia est plus sensible
aux variations de prix (certainement de par son utilisation de ces fruits dans
la restauration). La pente de la courbe est plus forte pour sa demande comparée
à celle d’Osmin pour qui la consommation varie peu en fonction des prix.
Nous pouvons ensuite construire graphiquement
la droite de demande cumulée de ces deux acteurs sur le marché :


Si nous additionnons tous les plans de demande des acheteurs sur le
marché, nous aurons la courbe de demande totale du kaki en France (ces données
sont imaginées) :


Les consommatrices/ consommateurs sont
disposé-e-s à acheter davantage de kakis lorsque le prix baisse et inversement.
De plus, certains acheteurs vont être attirés et entrer sur le marché avec des
prix plus faibles. De manière générale, on représente la relation entre prix et
quantités demandées par une courbe qui conserve cette relation négative
entre les prix et les quantités demandées. Lorsque le prix varie on se déplace
le long de la courbe. Il existe d’autres facteurs qui vont modifier les
quantités demandées (le revenu, les goûts, le prix d’autres biens, le nombre
d’acheteurs par exemple) et qui seront étudiés plus tard. Le rôle de la
modélisation de la demande est ici d’expliquer les comportements des acheteurs
sur un marché de type concurrentiel lorsque les prix varient.
Complément pour le professeur
L’acheteur est rationnel en finalité dans ce modèle. De nombreux
travaux d’économistes ont montré que la rationalité peut être limitée (Herbert
Simon, 1976), notamment en raison du manque d’informations disponibles. Le comportement
des acheteurs peut aussi correspondre à d’autres types d’explication comme les
points de référence, (Daniel Kahneman, Amos Tversky, 1979), quand les
consommateurs évaluent les prix par rapport à un ordre de grandeur subjectif.
Par exemple, je peux sortir du marché car je pense que le prix est trop élevé
par rapport à mon souvenir de l’année passée, alors que le prix en début de
saison est toujours plus élevé qu’en fin de saison. Mon souvenir est biaisé par
le fait que je ne me rappelle que du prix le plus faible sur la saison.
Par ailleurs, comment se comportent les
vendeurs sur le marché ? Là encore on peut recourir à une modélisation
pour comprendre leur comportement.
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