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jeudi 26 mars 2026

Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

Sciences Economiques et Sociales (SES) –

Science économique

 

Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales de seconde générale et technologique  (BAC 2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz , l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

Pour aborder le cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?, concentrons-nous sur la mécanique de base : la formation de la demande et de l'offre.

1. La formation de la demande (Côté consommatrice/ consommateur)

La demande représente la quantité d'un bien ou d'un service que les agents économiques souhaitent acheter pour un prix donné.

·         La loi de la demande : En règle générale, la demande est une fonction décroissante du prix. Plus le prix augmente, plus la quantité demandée diminue (effet de substitution ou baisse du pouvoir d'achat).

·         Les déterminants : Au-delà du prix, la demande dépend des revenus, des goûts, et du prix des produits substituables ou complémentaires.

2. La formation de l'offre (Côté producteur)

L'offre est la quantité de biens ou services que les entreprises sont prêtes à vendre sur le marché.

·         La loi de l'offre : Contrairement à la demande, l'offre est une fonction croissante du prix. Plus le prix est élevé, plus la perspective de profit augmente, incitant les entreprises à produire davantage.

·         Les déterminants : L'offre dépend principalement des coûts de production (matières premières, salaires) et de la technologie disponible.

3. Étude de cas ludique : "Le Marché des Sneakers de Collection"

Pour rendre ce cours interactif (format "Super Professeur"), voici une activité rapide à réaliser en classe ou en formation :

Le Scénario : Une édition limitée d'une paire de baskets "Eco-Trend" sort sur le marché.

1.        Phase 1 (Demande) : Demandez aux élèves : "Qui achète la paire à 50 € ? À 200 € ? À 500 € ?" Observez l'effondrement du nombre de mains levées à mesure que le prix grimpe.

2.        Phase 2 (Offre) : Incarnez le fabricant. Si le prix du marché est de 50 €, vous ne couvrez pas vos frais de cuir vegan (offre faible). S'il monte à 500 €, vous ouvrez trois usines supplémentaires (offre forte).

3.        Phase 3 (L'équilibre) : Visualisez le point de rencontre où le nombre de baskets produites correspond exactement au nombre de fans prêts à payer le prix affiché.

Pourquoi est-ce important ?

Comprendre ces mécanismes permet aux futurs entrepreneurs et gestionnaires de :

·         Anticiper les réactions du marché face à une variation de prix.

·         Optimiser leur stratégie commerciale (positionnement prix).

·         Comprendre l'impact des taxes ou des subventions sur l'économie réelle.



PREPA BAC spécialité Sciences Economiques et Sociales (SES) première générale

 

Première partie : Mobilisation de connaissances et traitement de l’information (10 points)

 



 


 Sciences Economiques et Sociales (SES) –

Science économique

 

Chapitre 3 : Comment se forment les prix sur un marché ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales de seconde générale et technologique  (BAC 2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz , l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

Objectifs du cours / objectifs d’apprentissage

                                                                                                             

Que dois-je savoir faire ?

*     Savoir illustrer la notion de marché par des exemples.

*     Comprendre que dans un modèle simple de marché des biens et services, la demande décroît avec le prix et que l’offre croît avec le prix et être capable de l’illustrer.

*     Comprendre comment se fixe et s’ajuste le prix dans un modèle simple de marché et être capable de représenter un graphique avec des courbes de demande et d’offre qui permet d’identifier le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.

*     À l’aide d’un exemple, comprendre les effets sur l’équilibre de la mise en place d’une taxe ou d’une subvention.

                       

Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre, maîtriser) ?

*     Demande : Quantité d’un bien ou d’un service que les acheteurs sont prêts à acquérir pour certain prix.

*     Marché : Lieu de rencontre de l’offre des vendeurs et de la demande des acheteurs dans le but de réaliser un échange aboutissant à la formation d’un prix.

*     Offre : Quantité d’un bien ou d’un service que les vendeurs souhaitent vendre à un prix donné.

*     Prix : Valeur d’échange d’un bien ou d’un service.

*     Prix d’équilibre : Prix qui égalise les offres et les demandes sur un marché.

*     Subvention. : Aide financière accordée par l’Etat dans un but social ou économique.

*     Taxe : Prélèvement fiscal, impôt perçu par l’Etat.

 

 

But pédagogique et structure du chapitre

• Ce troisième chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » correspond au second questionnement de la partie « Science économique » du programme officiel.

 

• Ce chapitre «Comment se forment les prix sur un marché ? » est construit de façon à fournir au professeur et à ses élèves des documents qui permettent une acquisition progressive des connaissances et savoir-faire inscrits au programme, dont certains peuvent sembler d’un niveau d’abstraction élevé pour des élèves qui découvrent les sciences économiques et sociales.

 

• La structure du chapitre a été conçue en suivant au plus près celle des indications du programme. Nous l’avons par ailleurs scindé en deux parties afin d’offrir au professeur la possibilité de revenir sur les acquis du chapitre à mi-parcours.

 

 

Plan du cours

I. La formation de la demande et de l’offre sur un marché

II. La fixation et l’ajustement du prix d’équilibre sur un marché

III. La demande fait varier les prix

IV. Les conséquences de la variation de l’offre sur les prix

V. Les effets de la mise en place d’une taxe et d’une subvention sur l’équilibre du marché

 

 

Introduction

 

Acheteuses/acheteurs et vendeuses/vendeurs entrent en relation et réalisent des échanges sur des marchés dont les formes sont variées. L’offre et la demande varient en fonction des prix pratiqués sur ces marchés.

 

En économie, un marché ne se limite pas à un lieu physique d'échange ; il s'agit plutôt d'un mécanisme ou d'une plateforme, qu'elle soit tangible ou abstraite, où interagissent les acheteurs (représentant la demande) et les vendeurs (représentant l'offre) dans le but d'échanger des biens ou des services, généralement contre une somme d'argent. Cette interaction constitue le fondement même de la formation des prix. Autrefois principalement des lieux de rassemblement physique pour les producteurs et les consommateurs, les marchés ont évolué pour englober des plateformes abstraites, y compris numériques, où les transactions commerciales ont lieu sans nécessiter de présence physique. Cette transformation souligne la fonction durable du marché en tant que mécanisme de coordination entre l'offre et la demande, un rôle qui persiste indépendamment de la nature physique ou virtuelle de l'espace d'échange.

 

Au-delà de sa fonction d'échange, le marché joue un rôle essentiel dans l'allocation efficace des ressources rares au sein d'une économie. Les prix qui émergent de l'interaction entre l'offre et la demande agissent comme des signaux cruciaux, reflétant la rareté relative et la valeur perçue des différents biens et services. Un prix élevé pour un bien ou un service indique une rareté ou une forte demande, encourageant les consommateurs à en user avec parcimonie et incitant les producteurs à en offrir davantage. Inversement, un prix bas peut signaler une abondance ou une faible demande. Cette fonction de signalisation des prix est donc vitale pour orienter les décisions des consommateurs quant à leurs achats et celles des producteurs quant à leur production.

 

 

I. La formation de la demande et de l’offre sur un marché

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Un marché est le lieu de rencontre (réel ou fictif) de la demande et de l’offre d’un bien ou d’un service particulier dans le but de réaliser un échange. La demande est la quantité que les acheteurs sont prêts à acquérir pour un certain prix. L’offre est la quantité de produits que les vendeurs souhaitent vendre à un prix donné.

Demande et offre déterminent la quantité produite de chaque bien ou service, et le prix auquel il sera vendu. La quantité demandée varie selon le prix. Cette relation est illustrée par la courbe de demande. La quantité offerte dépend du prix. La relation entre quantité et offre est illustrée par la courbe d’offre.

 

Une multitude de marchés concrets

En éteignant son réveil, qui est aussi son téléphone portable ce matin, Sublima élève de première, s’aperçoit que celui-ci lui propose une application « bourse », déjà installée, qui donne les évolutions des cours de quelques marchés boursiers dont celui de l’entreprise qui fabrique ce même téléphone. Il/elle a aussi reçu une notification pour une vente de stocks de chaussures de sport de sa marque préférée qui va ouvrir à 19 heures. Ce mercredi matin il/elle n’a exceptionnellement pas cours, mais ses parents lui ont laissé une liste d’achats à faire au marché paysan en agriculture raisonnée et bio, sur lequel ils ont rarement le temps d’aller : 1kg de kaki, 250g ou 500g de mâche en fonction du prix, 1kg d’épinards s’ils sont en deçà de 8€/kilo, 1 radis noir, 1kg de potimarron, 2 poireaux, 500 g de panais, et une tête d’ail rose, c’est la fin de l’automne. Il/elle a un budget de 30 euros. En allant sur la place du marché elle passe devant une enseigne de bricolage. Comme tous les matins il y a des personnes qui attendent un éventuel artisan ou particulier qui cherche de la main d’œuvre. Sur le marché paysan, les producteurs affichent les kakis à 4€/kg, la mâche à 7€/500g, les épinards feuilles à 7€ /kg, le potimarron à 2,50€/kg, le poireau à 2,50/kg, le panais à 3€/kilo, le radis noir à 2,50€ la pièce, et l’ail rose en vrac à 12€/ kilo. Il/elle peut acheter tout ce qui est sur la liste, mais de justesse pour les kakis qui ont visiblement eu un grand succès ce matin. C’est lourd, trop volumineux, il ne lui reste que 2,50 € et le sentiment que les prochains repas vont être très sains, mais pas toujours à son goût … En rentrant chez lui/elle  il/elle passe devant le camion à pizzas et utilise sa monnaie pour s’en acheter une part, délicieuse … Si les prix des parts de pizza sont les mêmes dans son quartier, il/elle préfère quand même le pizzaiolo qui s’installe le mercredi et le samedi ! Il/elle se dépêche car dans son lycée, la maison des lycéens organise une bourse d’échange de livres, mangas et BD et il/elle aimerait bien échanger certains de ses mangas offerts, et qui ne lui plaisent pas, contre d’autres plus à son goût. L’opération connaît un grand succès et il récupère de bonnes lectures.

 

Marché journalier et mondial des actions, marché totalement dématérialisé sur le net d’entreprises de déstockages, marché du travail, marché hebdomadaire du village ou du quartier où l’on trouve fruits, légumes et autres produits, marché de la pizza produite dans un camion de type truck, marché d’objets sous forme de troc … Notre élève a croisé dans sa journée différents types de marché, à des niveaux différents : mondiaux, nationaux ou locaux, matérialisés ou dématérialisés, centralisés ou de gré à gré.

 

Complément pour le professeur

Ces marchés concrets sont des institutions qui seront abordées de ce point de vue en première spécialité Sciences Economiques et Sociales (SES)..

 

 

 

II. La fixation et l’ajustement du prix d’équilibre sur un marché

 

Le prix sur un marché concurrentiel tend vers le prix d’équilibre, où la quantité offerte est égale à la quantité demandée. Cette quantité est la quantité d’équilibre.

 

Si le prix est au-dessous de son niveau d’équilibre, il y a une pénurie qui fait monter le prix jusqu’au niveau d’équilibre. Si le prix est au-dessus, il y a un surplus qui fait baisser le prix jusqu’au niveau d’équilibre.

 

Qu’est-ce qu’un marché concurrentiel ?

Le point commun à cet ensemble de marchés est le regroupement d’un ensemble d’acheteuses/acheteurs et de vendeuses/vendeurs qui échangent des biens et des services à un prix résultant de leurs interactions. On utilise aussi le terme d’offreurs pour les vendeurs et de demandeurs pour les acheteurs. Le marché est donc un mode de coordination des échanges économiques entre les hommes. Sur un marché de type concurrentiel, pour un produit donné, les acteurs sont preneurs de prix. Cela signifie que leur comportement individuel ne peut pas influencer le niveau de prix du marché.

 

Complément pour la/le professeur

Le marché n’est pas le seul mode coordination des échanges, (file d’attente par exemple) mais celui qui a tout d’abord retenu l’attention des penseurs de l’analyse économique depuis ses débuts, bien évidemment avec Adam Smith, Karl Marx, Léon Walras, Alfred Marshall, mais aussi déjà dans une préhistoire de la science économique, avec Richard Cantillon par exemple. Montrer aux élèves la diversité des marchés auxquels nous sommes confrontés chaque jour est une porte d’entrée vers le questionnement du programme sur le fonctionnement de ces marchés, et notamment sur la formation du prix d’échange. L’observation et l’évocation de quelques cas concrets doit permettre de passer à l’étape de l’abstraction ou de la stylisation, c’est à dire celui de la pensée. A la suite du chapitre introductif, les élèves seront familiarisés avec le concept de modèle ce qui permettra de justifier le passage du monde réel au monde pensé. Cet aspect est essentiel pour que les élèves ne fassent pas de confusion entre la réalité qui les entoure et les travaux scientifiques qui permettent de l’expliquer. Un modèle n’est pas et ne peut pas être la réalité, qui est trop complexe (voir le focus sur le rôle des hypothèses et la modélisation). Le choix du programme de seconde est d’aborder la question du marché du point de vue de l’économiste, et de comprendre ce que son regard particulier offre à la compréhension de ce phénomène. Bien évidemment ce regard n’épuise pas le réel. Il y a une approche historique, politique, sociologique, anthropologique, juridique, géographique etc., du marché. Cependant, la richesse des croisements de ces multiples regards ne peut se faire que par la nécessaire maîtrise des approches particulières de chacune de ces disciplines, en allant du simple vers le complexe.

La question du programme de seconde est donc de savoir comment rendre compte du phénomène de la fixation des prix dans un cadre concurrentiel, c’est-à-dire le modèle de marché le plus simple en science économique. Le cadre concurrentiel sera défini par le fait que les agents sont preneurs de prix pour un produit défini (voir le focus sur la concurrence). Comment se fait-il que le prix de l’ail rose en vrac ou de la part de pizza soient les mêmes d’un vendeur à un autre, et très peu éloignés pour les autres produits de la liste ne notre agent ? Comment expliquer le niveau des prix et leur évolution au cours de la saison ? L’ail rose était beaucoup plus cher au mois de juin et son prix n’a pas cessé de baisser depuis …

 

Pourquoi n’y avait-il quasiment plus de kakis sur le marché ? Ces questions peuvent être résolues par l’utilisation de modèles très simples et très anciens (apparus dès le milieu du XIXème). Le programme de seconde offre ainsi la possibilité de comprendre des modèles et des mécanismes très simples en économie, avec des possibilités de résolution graphiques et sans mathématisation. Cela permet de donner des clés pour comprendre des phénomènes actuels et d’ouvrir les questionnements sur des phénomènes plus complexes en utilisant la boite à outils de base en microéconomie.

 

III. La demande fait varier les prix

 

Une augmentation de la demande provoque à la fois une hausse du prix d’équilibre et de la quantité d’équilibre. Une diminution de la demande fait baisser à la fois le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.

 

Parmi les variables à l’origine du déplacement de la courbe de demande, deux sont de nature spécifiquement économique : les variations de revenus et les variations des prix des autres biens.

 

Comment expliquer le comportement des acheteuses/acheteurs : la « loi de la demande », un détour par la modélisation

 

Complément pour le professeur

 Le premier modèle qui est à mobiliser est celui de la courbe de demande, mis en évidence en 1838 par Augustin Cournot puis par Jules Dupuit. On appelle souvent « loi de la demande » la relation décroissante qui est alors établie entre les variations des prix et des quantités demandées. Depuis la présentation faite par Alfred Marshall en 1890, les prix sont en ordonnée et les quantités en abscisse.

 

La quantité demandée par un acheteur correspond à la quantité de biens qu’il désire se procurer pour un prix donné, tous les autres déterminants de la demande étant donnés (les goûts, le budget, le nombre d’acheteurs par exemple). On appelle plan de demande l’ensemble des relations entre prix et quantités pour un bien donné. L’agrégation des plans de demande individuels donne la demande du marché. La mise en avant d’un plan de demande permet de montrer que les actions sont potentielles avant d’être effectives. Si l’environnement ne change pas chaque acheteur connaît la quantité qu’il souhaite demander en fonction du prix. L’agrégation des demandes individuelles ne va pas de soi en ce qui concerne les outils mathématiques, mais c’est une simplification qui permet là encore de modéliser ce qui se passe sur un marché.

 

Par exemple nous pouvons imaginer toutes choses égales par ailleurs le plan de demande d’Osmin pour les kakis

 

Tableau 1 : Plan de demande d’Osmin pour les kakis

 

 

Appelé abricot du Japon, le kaki est un fruit originaire d’Asie et plus particulièrement de l’est de la Chine. Il est arrivé en Europe il y a environ 1 000 ans. En France, on le trouve notamment dans les départements du Gard et de l’Ardèche.

Le kaki est issu d’un arbre appelé le plaqueminier. Il en existe plus de 3 000 variétés dont la « Rojo Brilante » que l’on trouve dans la région de Valence, en Espagne, et qui bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée.

Source : https://agriculture.gouv.fr/cette-saison-osez-le-kaki

 

A partir de ce plan de demande, nous pouvons visualiser sur un graphique avec les quantités en abscisse et les prix en ordonnée la relation entre les prix et les quantités demandées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Graphique 1 : Demande de kaki d’Osmin

 

Pour chaque prix donné par le marché, Osmin a un plan de demande en fonction de ses goûts et de son revenu notamment. Pour un prix de marché de 2€ il prévoit une quantité achetée de 1 kg 500, mais pour un prix de 4€, sa demande décroît et n’est plus que de 1 kg, à 6€ le kilo il n’en consommera que 0,5 kg et il n’en consommera plus à partir de 8€ le kilo. Le raisonnement est assez intuitif, plus le prix diminue, plus la contrainte de budget se desserre, et plus cela dégage des possibilités d’achat supplémentaires, toutes choses égales par ailleurs. A l’inverse, quand le prix augmente les acheteuses/acheteurs vont réduire leurs achats. Quand le prix varie, on peut trouver graphiquement les nouvelles quantités demandées en se déplaçant sur la courbe de demande.

 

 

Une autre acheteuse Nadia, restauratrice, a un plan de demande correspondant elle aussi à ses revenus et à la saison, entre autres. Ses prévisions d’achat sont différentes.

 

 

Nous pouvons maintenant tracer sur le même graphique la demande de Nadia.

 

 

Nous pouvons remarquer que nos deux consommateurs n’ont pas la même sensibilité au prix. Nadia est plus sensible aux variations de prix (certainement de par son utilisation de ces fruits dans la restauration). La pente de la courbe est plus forte pour sa demande comparée à celle d’Osmin pour qui la consommation varie peu en fonction des prix.

 

Nous pouvons ensuite construire graphiquement la droite de demande cumulée de ces deux acteurs sur le marché :

 

 

 

Si nous additionnons tous les plans de demande des acheteurs sur le marché, nous aurons la courbe de demande totale du kaki en France (ces données sont imaginées) :

 

 

 

 

 

Les consommatrices/ consommateurs sont disposé-e-s à acheter davantage de kakis lorsque le prix baisse et inversement. De plus, certains acheteurs vont être attirés et entrer sur le marché avec des prix plus faibles. De manière générale, on représente la relation entre prix et quantités demandées par une courbe qui conserve cette relation négative entre les prix et les quantités demandées. Lorsque le prix varie on se déplace le long de la courbe. Il existe d’autres facteurs qui vont modifier les quantités demandées (le revenu, les goûts, le prix d’autres biens, le nombre d’acheteurs par exemple) et qui seront étudiés plus tard. Le rôle de la modélisation de la demande est ici d’expliquer les comportements des acheteurs sur un marché de type concurrentiel lorsque les prix varient.

 

Complément pour le professeur

L’acheteur est rationnel en finalité dans ce modèle. De nombreux travaux d’économistes ont montré que la rationalité peut être limitée (Herbert Simon, 1976), notamment en raison du manque d’informations disponibles. Le comportement des acheteurs peut aussi correspondre à d’autres types d’explication comme les points de référence, (Daniel Kahneman, Amos Tversky, 1979), quand les consommateurs évaluent les prix par rapport à un ordre de grandeur subjectif. Par exemple, je peux sortir du marché car je pense que le prix est trop élevé par rapport à mon souvenir de l’année passée, alors que le prix en début de saison est toujours plus élevé qu’en fin de saison. Mon souvenir est biaisé par le fait que je ne me rappelle que du prix le plus faible sur la saison.

 

Par ailleurs, comment se comportent les vendeurs sur le marché ? Là encore on peut recourir à une modélisation pour comprendre leur comportement.

 

 

















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