Sciences
Economiques et Sociales (SES) – REGARDS CROISES
Chapitre 6 : Quelles relations entre le diplôme, l’emploi et le
salaire ?
Cours de sciences économiques et sociales de seconde
générale et technologique (BAC
2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de
Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des
administrations, gestion des associations, économie sociale et
solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz ,
l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz
© Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer
Objectifs du cours / objectifs
d’apprentissage
|
Que dois-je savoir faire ? |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre,
maîtriser) ? |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Quelles sont les notions que
je dois connaître (comprendre, maîtriser) ? |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Introduction
I.
L’’investissement en capital humain
L’analyse
économique présente la décision de suivre des études comme un choix rationnel
assimilable à une décision d’investissement en capital humain.
Le capital
humain désigne l’ensemble de
connaissances, d’expériences,
de compétences, d’aptitudes attachées à un individu et qui peut faire, en tant
que capital, l’objet d’un investissement dans le but d’être rentabilisé. En effet, ce choix a des conséquences
sur les gains probables en cas de succès, sur le
revenu auquel le diplômé peut prétendre et sur des coûts qu’il faut
assumer comme les droits d’inscription ou les revenus auxquels il faut renoncer
en retardant son entrée dans la vie active. À partir de ce calcul, on peut
escompter une rentabilité qui détermine le choix en faveur d’une poursuite
d’études ou non. Les enquêtes montrent que les diplômes augmentent sensiblement
les chances d’insertion professionnelle et permettent de meilleurs salaires.
Dans son ouvrage « Human Capital, A Theoretical and Empirical
Analysis » (1964),
l'économiste américain Gary Becker,
définit le capital humain comme "l'ensemble
des capacités productives qu'un individu acquiert par accumulation de
connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire, etc."
La théorie du
capital humain fait donc de la formation un investissement qui, comme tout
investissement, est générateur d'externalités. Mais il semble
difficile de déterminer le niveau de formation optimal efficace pour la
collectivité d’autant que les externalités issues d'un investissement collectif
dans la formation sont diverses : productivité mais aussi accès à
l’emploi, intégration sociale.…
Le salaire
est la somme d’argent versée à un salarié en
contrepartie du travail qu’il effectue pour un employeur. Le salaire est constitué d’une rémunération fixe qui dépend
de la qualification à laquelle peuvent s’ajouter des commissions, des
indemnités, des avantages en nature (véhicule, logement, repas…).
La qualification est la capacité à exercer une activité professionnelle grâce à la formation
acquise et aux apports de l’expérience.
On choisit aussi de faire des études qui permettent de
s’épanouir ce qui correspond au développement d’une capabilité.
La capabilité désigne la
possibilité pour les individus de faire les choix
qui assurent leur bien-être parmi les biens qu’ils jugent estimables et
possibilité de les atteindre effectivement.
II. Le
lien entre la qualification, les diplômes et le chômage
Le taux de chômage
est corrélé avec le niveau de diplôme.
Le taux de chômage selon l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) est calculé d’après les critères du Bureau International du Travail (BIT). Pour qu’une personne soit considérée comme chômeuse, elle doit respecter trois critères :
§
Être âgée de plus de 15 ans et ne pas avoir
travaillé une seule heure durant la semaine de référence
§
Rechercher un emploi effectivement et activement
§
Être disponible pour travailler dans un délai
maximum de deux semaines
Le chômage désigne donc l’ensemble
des personnes qui n’ont pas d’activité professionnelle, souhaitent en
exercer une, sont immédiatement disponibles.
Le taux de chômage est le nombre
de chômeurs (selon ces
critères) divisé par le
total de la population active multiplié par 100.
La population active est l’ensemble des personnes qui exercent une activité professionnelle ou qui souhaitent en exercer
une.
Le chômage des cadres a peu bougé
depuis 1982. Il a presque doublé, en revanche, pour les ouvriers non qualifiés
qui ont subi les conséquences des mutations de l’économie.
Un chômage structurel
touche les jeunes non-diplômés dont les entreprises n’ont pas besoin et,
paradoxalement, les entreprises recherchent des qualifications que le système
de formation ne produit pas en nombre suffisant.
Cependant, le chômage est un phénomène complexe dont la
cause ne se réduit pas à un problème de formation.
III. L’impact
de la qualification et des diplômes sur les salaires
La rémunération du salarié comprend une partie fixe influencée par le niveau de
diplôme et parfois des primes en rapport avec la performance individuelle.
Ainsi, les cadres et les dirigeants d’entreprise ont bénéficié d’augmentations
de leurs rémunérations plus rapides que celles des ouvriers et des employés.
Parmi les jeunes diplômés, les mieux lotis sont les élèves des grandes écoles
d’ingénieurs et de commerce. La situation des diplômés des universités est plus
hétérogène.
IV. Les autres facteurs qui influencent l’emploi et les
salaires
Les entreprises n’exigent pas
seulement des diplômes. À formations équivalentes, les candidats sont
sélectionnés sur des critères de compétences. Or celles-ci sont attachées à la
personne plus qu’à la formation. Une fois en entreprise, les jeunes salariés
verront leurs rémunérations varier selon
la taille de l’entreprise ou le secteur d’activité. Les salaires progressent
également avec l’âge. Enfin, la comparaison des salaires masculins et féminins
montre un écart significatif de l’ordre de 21 %, dont 8 à 10 points ne sont pas
expliqués ou justifiés.
V.
Les déterminismes dans
l’accès à la formation
Malgré une progression de la part
de l’ensemble des élèves accédant aux études supérieures, l’origine sociale continue de peser sur le niveau des études. La part
des enfants d’ouvriers diplômés du supérieur n’atteint que la moitié de la part
des enfants de cadres. Les parcours dans le supérieur sont également différenciés.
Plus la filière d’études est prestigieuse et plus sa composition est élitaire.
Des dispositifs ont été mis en place dans plusieurs grandes écoles, avec un
certain succès, pour accroître la diversité des étudiants selon leur origine.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire