Translate

jeudi 28 mai 2026

Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – REGARDS CROISES Chapitre 6 : Quelles relations entre le diplôme, l’emploi et le salaire ?

 

Sciences Economiques et Sociales (SES) – REGARDS CROISES

 

Chapitre 6 : Quelles relations entre le diplôme, l’emploi et le salaire ?

 

 Cours de sciences économiques et sociales de seconde générale et technologique  (BAC 2021,SES,STMG, BTS, BUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, économie sociale et solidaire,Formation professionnelle...) avec Super Professeur, www.SuperProfesseur.com/ www.SuperProfesseur.fr/ www.SuperProfesseur.xyz , l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com , mobile.ronningagainstcancer.xyz © Editions Ronald Tintin, Ronning Against Cancer

 

 

Objectifs du cours / objectifs d’apprentissage

 

Que dois-je savoir faire ?

*     Comprendre que la poursuite d’études est un investissement en capital humain et que sa rentabilité peut s’apprécier en termes de salaire escompté, d’accès à l’emploi et de réalisation de ses capabilités

*     Savoir que le manque de qualification est une cause du chômage

*     Comprendre que le salaire est déterminé par le niveau de formation.

*     Savoir qu’à niveau de diplôme égal, le salaire peut varier selon différents facteurs notamment l’expérience acquise, le type d’entreprise, le genre

*     Comprendre que les chances d’accès aux formations diplômantes sont socialement différenciées.

 

 

Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre, maîtriser) ?

*    Capital humain.

*    Théorie en capital humain.

*    Salaire.

*    Qualification.

*    Diplôme.

*    Capabilité.

*    Chômage.

*        Taux de chômage.

*        Population active.

*    Emploi.

*    Pauvreté.

 

 

Quelles sont les notions que je dois connaître (comprendre, maîtriser) ?

*     Capital humain : Ensemble de connaissances, d’expériences, de compétences, d’aptitudes attachées à un individu et qui peut faire, en tant que capital, l’objet d’un investissement dans le but d’être rentabilisé.

*    Théorie en capital humain.

*          Salaire : Somme d’argent versée à un salarié en contrepartie du travail qu’il effectue pour un employeur. Le salaire est constitué d’une rémunération fixe qui dépend de la qualification à laquelle peuvent s’ajouter des commissions, des indemnités, des avantages en nature (véhicule, logement, repas…).

*     Qualification : Capacité à exercer une activité professionnelle grâce à la formation acquise et aux apports de l’expérience.

*    Diplôme.

*     Capabilité : Possibilité pour les individus de faire les choix qui assurent leur bien-être parmi les biens qu’ils jugent estimables et possibilité de les atteindre effectivement.

*     Chômage : Ensemble des personnes qui n’ont pas d’activité professionnelle, souhaitent en exercer une, sont immédiatement disponibles.

*        Taux de chômage.

*     Population active : Ensemble des personnes qui exercent une activité professionnelle ou qui souhaitent en exercer une.

*     Emploi : Ensemble des personnes actives occupées, soit indépendantes soit salariées, c’est-à-dire reliées à un employeur par un contrat de travail.

*     Pauvreté : Ensemble des individus qui vivent dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En Europe, le seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian (soit 1026€ en 2018), mais l’Insee utilise aussi le seuil de 50 % (soit 855€).


                                                                                                   

Introduction

 

I.     L’’investissement en capital humain

 

*   L’analyse économique présente la décision de suivre des études comme un choix rationnel assimilable à une décision d’investissement en capital humain. Le capital humain désigne l’ensemble de connaissances, d’expériences, de compétences, d’aptitudes attachées à un individu et qui peut faire, en tant que capital, l’objet d’un investissement dans le but d’être rentabilisé. En effet, ce choix a des conséquences sur les gains probables en cas de succès, sur le revenu auquel le diplômé peut prétendre et sur des coûts qu’il faut assumer comme les droits d’inscription ou les revenus auxquels il faut renoncer en retardant son entrée dans la vie active. À partir de ce calcul, on peut escompter une rentabilité qui détermine le choix en faveur d’une poursuite d’études ou non. Les enquêtes montrent que les diplômes augmentent sensiblement les chances d’insertion professionnelle et permettent de meilleurs salaires.

 

Dans son ouvrage « Human Capital, A Theoretical and Empirical Analysis » (1964), l'économiste américain Gary Becker, définit le capital humain comme "l'ensemble des capacités productives qu'un individu acquiert par accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire, etc."

 

La théorie du capital humain fait donc de la formation un investissement qui, comme tout investissement, est générateur d'externalités. Mais il semble difficile de déterminer le niveau de formation optimal efficace pour la collectivité d’autant que les externalités issues d'un investissement collectif dans la formation sont diverses : productivité mais aussi accès à l’emploi, intégration sociale.…

 

 

Le salaire  est la somme d’argent versée à un salarié en contrepartie du travail qu’il effectue pour un employeur. Le salaire est constitué d’une rémunération fixe qui dépend de la qualification à laquelle peuvent s’ajouter des commissions, des indemnités, des avantages en nature (véhicule, logement, repas…).

 

La qualification  est  la capacité à exercer une activité professionnelle grâce à la formation acquise et aux apports de l’expérience.

 

 

*   On choisit aussi de faire des études qui permettent de s’épanouir ce qui correspond au développement d’une capabilité.

 

La capabilité désigne la possibilité pour les individus de faire les choix qui assurent leur bien-être parmi les biens qu’ils jugent estimables et possibilité de les atteindre effectivement.

 

 

II.     Le lien entre la qualification, les diplômes et le chômage

 

*   Le taux de chômage est corrélé avec le niveau de diplôme.

Le taux de chômage selon l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) est calculé d’après les critères du Bureau International du Travail (BIT). Pour qu’une personne soit considérée comme chômeuse, elle doit respecter trois critères :

§         Être âgée de plus de 15 ans et ne pas avoir travaillé une seule heure durant la semaine de référence

§         Rechercher un emploi effectivement et activement

§         Être disponible pour travailler dans un délai maximum de deux semaines

Le chômage désigne donc l’ensemble des personnes qui n’ont pas d’activité professionnelle, souhaitent en exercer une, sont immédiatement disponibles.

Le taux de chômage est le nombre de chômeurs (selon ces critères) divisé par le total de la population active multiplié par 100.

 

La population active est l’ensemble des personnes qui exercent une activité professionnelle ou qui souhaitent en exercer une.

 

 

*    Le chômage des cadres a peu bougé depuis 1982. Il a presque doublé, en revanche, pour les ouvriers non qualifiés qui ont subi les conséquences des mutations de l’économie.

 

*   Un chômage structurel touche les jeunes non-diplômés dont les entreprises n’ont pas besoin et, paradoxalement, les entreprises recherchent des qualifications que le système de formation ne produit pas en nombre suffisant.

 

*   Cependant, le chômage est un phénomène complexe dont la cause ne se réduit pas à un problème de formation.

 

 

III.    L’impact de la qualification et des diplômes sur les salaires

 

 

*   La rémunération du salarié comprend une partie fixe influencée par le niveau de diplôme et parfois des primes en rapport avec la performance individuelle. Ainsi, les cadres et les dirigeants d’entreprise ont bénéficié d’augmentations de leurs rémunérations plus rapides que celles des ouvriers et des employés. Parmi les jeunes diplômés, les mieux lotis sont les élèves des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce. La situation des diplômés des universités est plus hétérogène.

 

 

IV.     Les autres facteurs qui influencent l’emploi et les salaires

  

*   Les entreprises n’exigent pas seulement des diplômes. À formations équivalentes, les candidats sont sélectionnés sur des critères de compétences. Or celles-ci sont attachées à la personne plus qu’à la formation. Une fois en entreprise, les jeunes salariés verront leurs rémunérations varier selon la taille de l’entreprise ou le secteur d’activité. Les salaires progressent également avec l’âge. Enfin, la comparaison des salaires masculins et féminins montre un écart significatif de l’ordre de 21 %, dont 8 à 10 points ne sont pas expliqués ou justifiés.

 

 

V.    Les déterminismes dans l’accès à la formation

  

*   Malgré une progression de la part de l’ensemble des élèves accédant aux études supérieures, l’origine sociale continue de peser sur le niveau des études. La part des enfants d’ouvriers diplômés du supérieur n’atteint que la moitié de la part des enfants de cadres. Les parcours dans le supérieur sont également différenciés. Plus la filière d’études est prestigieuse et plus sa composition est élitaire. Des dispositifs ont été mis en place dans plusieurs grandes écoles, avec un certain succès, pour accroître la diversité des étudiants selon leur origine.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Libellés